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Il est le seul Eternel

Publié le mercredi 08 octobre 2014

Dieu s’est révélé à Moïse en disant « Je suis », il est éternellement présent. Il « est » comme il a été et comme il sera. Il est le seul Eternel, le seul Dieu véritable, tous les autres dieux sont des faux dieux et derrière eux se cachent des démons comme nous l’enseigne Paul dans l’épître aux Corinthiens. En effet, les mêmes démons peuvent prendre des noms différents, la reine du ciel, Astarté, Ishtar, Isis, Diane etc … C’est ainsi qu’agissent les puissances invisibles démoniaques. Voilà pourquoi c’est une offense à Dieu, le seul Eternel, que de donner aux hommes, esprits ou faux dieux ce que l’on doit à Dieu seul. Il est Yavhé « celui qui est », ce qui signifie que les autres ne sont pas. Tout ce qui n’est pas éternel ne peut être Dieu.

Yavhé manifeste cette éternité en lui disant qu’il existait avant même qu’il se révèle à Israël. On pense parfois que Dieu existe au moment où l’on croit mais nous avons tendance à projeter ce que nous sommes sur Dieu et notre regard idolâtre nous le fait voir autrement que ce qu’il est. Il était avant ! Il a entendu les cris de son peuple alors qu’il ne le connaissait pas ou l’avait oublié car voici que Moïse demande « s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis ».

Nous opposons souvent à Dieu qui nous parle, les souffrances de notre passé ou bien notre ignorance liée à la mauvaise instruction reçue. Mais il dit : je suis là, j’ai entendu tes cris, même si ces cris n’étaient pas tournés vers lui ! Dieu est toujours présent, et il le sera toujours. Je ne peux opposer à Dieu ce que je suis car il le sait. Il est transcendant à tout ce qu’il a fait, il est au-delà de toute la création. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mathieu 24 : 35). Sa création nous parle de Lui mais elle n’est pas Dieu. C’est donc une grave erreur que celle de vouloir diviniser la nature en la considérant comme sainte et préservée de toute souillure « humaine ». La montagne n’est pas plus sanctuaire que la cité.

Il est donc dérisoire d’invoquer des prétextes humains pour se dérober à son appel et à sa révélation. Il « Est » tandis que nous sommes si peu de chose avec nos souffrances et nos discours. Il est Eternel et ce que nous vivons est passager. Il sait ce que nous sommes et ce que nous vivons et il nous appelle. Plaçons notre foi dans l’Eternel.

Certains croyants ont choisi d’appeler Dieu « papa ». Oui, l’esprit dit : « Père » car il y a relation filiale par Jésus-Christ mais il est avant tout Seigneur, Père éternel. Notre psychisme, voire notre sensualité pervertit la révélation qu’il nous donne dès l’ancien testament : il est le même hier comme aujourd’hui. Il se révèle de manière différente mais il demeure le seul Eternel.

« N'approche pas d'ici, ôte tes sandales de tes pieds, car l'endroit sur lequel tu te tiens est une terre sainte. » (Exode 3 : 5)

Autrement dit : « tu as marché avec tes chaussures, maintenant ôte-les car tu es devant moi ». On ne peut se tenir en présence de Dieu sans déférence, sans rupture avec nos habitudes, nos manières d’être. On n’entre pas avec nos vieux habits, nos bagages, on n’appréhende pas Dieu avec les chaussures de notre sagesse, nos raisonnements, nos préférences et désirs. Une rupture est nécessaire pour adorer avec respect et crainte.

La Parole nous invite à nous détourner de ce qui est passager et qui fait toute notre existence, à enlever nos chaussures, en somme. Nous avons beaucoup de chaussures religieuses car nous ne voulons pas accepter la rupture avec ce qui est humain pour nous tenir en présence du Saint. C’est l’éphémère qui nous aveugle et nous empêche de voir l’Eternel. Nous voyons souvent son œuvre, non pour les choses éternelles mais pour une intervention divine dans ce qui est passager : nos problèmes, nos peurs, notre vie ici-bas.

On demande des entretiens pour avoir de bons conseils au niveau du mariage, des choix professionnels, immobiliers, en comptant sur le serviteur de Dieu pour avoir une bénédiction assurée. Comme si le Seigneur était venu comme un Dieu séculier, un bon conseiller pour les choses d’en bas. Il est l’Eternel et Jésus-Christ est venu pour nous conduire au Père éternel. Notre vision est humaine, elle ignore la dimension glorieuse de son nom et la portée de son salut : ce qu’il nous offre, c’est un salut éternel.

Lorsque Dieu se présente à son peuple, il fait une promesse pour le passager, en l’occurrence la terre de Canaan. Pourtant il est déjà écrit dans l’ancien testament que « la terre et le ciel ne passeront pas », « il les roulera comme un manteau ». Le pays promis est donc destiné à périr, cette promesse n’est que provisoire, elle n’est pas le salut. Celui qui est venu nous révéler le Père est venu par l’Esprit éternel, c’est par l’Esprit éternel qu’il s’est offert à Dieu (Hébreux 9 : 14). Son sacrifice est donc d’une valeur éternelle et le salut en Lui est un salut pour toujours. Par anticipation, cette promesse est déjà faite au peuple d’Israël :

« Ils sont tous honteux et confus, Ils s'en vont tous avec confusion, Les ciseleurs d'idoles. Quant à Israël, c'est par l'Éternel qu'il obtient le salut, un salut éternel. Vous ne serez ni honteux ni confus jusque dans l'éternité. » (Esaïe 45 : 16)

Si je m’attache au passager, je détourne mon cœur de l’Eternel pour l’enfermer dans le provisoire qui va périr. Il est indispensable de bien comprendre ces choses et de les accepter : le salut n’est pas une amélioration de notre vie ici-bas. Laissons-nous transporter dans la sphère divine qui est éternelle car le salut est éternel ou il n’est pas. Il nous est donné par celui qui est Eternel et qui nous appelle à lui. La plupart du temps l’homme appelle Dieu à lui-même, le but c’est l’homme et l’amélioration de sa vie ici-bas. On parle si rarement d’éternité. L’espérance ne pénètre pas au-delà du voile, dans l’au-delà, elle ne conduit plus aux réalités célestes. Elle est tout simplement récupérée pour des fins personnelles dans une sorte de relation inversée où l’homme n’hésite pas à convoquer Dieu dans sa sphère passagère pourtant vouée à la destruction !

C’est une des raisons pour lesquelles nous trouvons des occasions de chute dans notre marche : nous ne nous convertissons pas à lui mais attendons qu’il se convertisse à nous. Beaucoup de péchés viennent du fait que nous ne savons nous réjouir de la vie éternelle car nous n’en connaissons pas la portée. Elle est pourtant la seule connaissance de Dieu qui nous permette de vivre les circonstances difficiles de l’existence. « Les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir. » (Romains 8)

Il est stupéfiant d’entendre comme argument dans la bouche des jeunes que les gens du monde se trouvent parfois plus heureux que les chrétiens ! Comme si là était la question, être mieux ou moins bien, être heureux ou moins heureux !

La Parole nous informe clairement que le chrétien a plus d’occasions de souffrir que l’homme du monde car il endure l’opposition du diable et des hommes, la joie du monde n’est plus la sienne.« Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Corinthiens 15 : 19). « Vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira : vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie ». (Jean 16 : 20) L’exaltation de la chair avec ses passions et ses idoles n’est plus un moteur pour lui. Mais que reste-t-il alors des plaisirs charnels s’il n y a plus de passion ? Oui, nous pouvons paraître plus malheureux car l’argent, la sagesse, tous les biens terrestres qui sont autant de motivations nous sont enlevés par la croix de Jésus-Christ. En revendiquant le bonheur, nous revendiquons la part du méchant. Il existe des gens très heureux sans Dieu, très satisfaits de leur existence, remplis de nourritures terrestres, de connaissances, de voyages, de plaisirs. Leur vie est réussie mais ils ne connaissent pas l’Eternité. « Leur part est dans la vie, et tu remplis leur ventre de ce que tu as mis en réserve ; Leurs fils sont rassasiés, et ils laissent leur superflu à leurs jeunes enfants. Pour moi, avec justice, je verrai ta face ; Dès le réveil, je me rassasierai de ton image. » (Psaume 17 : 14)

Les jeunes qui peuvent dire : « si c’est pour vivre comme mes parents c’est pas la peine … », choisissent de se perdre car ils refusent l’éternité. Ce n’est pas une question de choix de vie mais d’éternité de salut ou de perdition ! Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier s’il perdait son âme ?

La conversion, c’est être arraché à ce qui est terrestre, en accepter la douleur pour dépendre de l’Eternel, pour se laisser conduire vers la Jérusalem céleste, le lieu où il règne dans sa gloire éternelle. Voilà ce vers quoi nous allons, ce à quoi nous sommes conviés ! Si nous ne voyons pas cette perspective, alors nous disons : « à quoi bon » ; mais si nous réalisons qu’il s’agit de l’Eternité, alors nous nous réjouissons du salut et nous cessons de nous comparer au monde sur le plan humain.

Jésus a été fait chair et nous le croyons, mais nous ne le connaissons plus de cette manière (« si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. » 2 Corinthiens 5 : 16). S’il est venu dans une chair semblable à la nôtre, ce n’est pas seulement pour « nous rejoindre dans notre humanité », mais pour nous en arracher et nous conduire à son Père afin d’hériter le royaume avec lui. Il s’est abaissé pour nous sauver de cette nature perdue qui va périr avec le monde pour nous conduire au Père éternel, dans son royaume éternel.

« Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1 : 13). Nous sommes déjà dans son royaume en Jésus-Christ, dans la mesure où nous acceptons d’y être conduits ! Mais si nous rabaissons toujours l’œuvre de Dieu à notre situation terrestre, nos préoccupations de santé, nos joies ou nos souffrances, nous faisons comme si Jésus-Christ n’avait rien fait et nous n’acceptons pas le plan de Dieu. Nous voulons le mettre dans nos plans et nous commettons une grave inversion.

Tout le monde religieux milite pour sa terre promise, certains y voient l’Amérique, d’autres reçoivent des prophéties pour la Chine, l’Indonésie, ou encore la Suisse d’où partirait le grand réveil destiné à étendre le royaume de Dieu sur la terre. Tout ceci est fausse prophétie et négation de l’Eternel. C’est un faux combat qui devient blasphème et que pourtant les croyants chantent à tue-tête : « nous voulons voir Jésus élevé comme un étendard sur ce pays… » (J’aime L’Eternel cantique n°585). Notre sauveur est un Dieu éternel par opposition à tout ce qui est passager. Jésus affirmait : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18 : 36)

« Aussi nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont momentanées, et les invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4 : 18).

La volonté du Seigneur est d’ouvrir nos yeux afin que nous nous réjouissions véritablement en espérance. En acceptant pleinement son plan, notre culte lui sera agréable, l’Esprit sera répandu, sa bénédiction et son amour rempliront notre cœur. Le Saint-Esprit alors rend témoignage à notre esprit que nous sommes Fils de ce Père Eternel. Tournons nos cœurs vers ce qui est la consolation véritable pour notre âme blessée et notre vie terrestre souffrante.

Il transformera notre corps humilié en corps de gloire. Que l’espérance céleste soit renouvelée dans nos cœurs.

Daniel et Jérémie

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