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« Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre »

Publié le mardi 20 février 2007

Exhortation sous forme de traité sur une parole de Jésus (Jean 8 : 32)

L’homme n’a jamais cessé de chercher des réponses à cette absurdité, en appelant à son aide toutes sortes de raisonnements et de philosophies, pour trouver à tout prix une explication à l’existence.
Les hommes religieux devraient se poser aussi la question : comment se fait-il que la foi, chose si grande et prometteuse, puisse aboutir à tant de banalités, d’atrocités, à toutes ces guerres… et conduire les âmes dans la déception et l’amertume ? N’y a-t-il pas là le même désenchantement ? Le témoignage de l’Eglise est si pauvre ; la Parole de Dieu serait-elle donc insuffisante, pour que l’on aboutisse à une telle honte ? Certains n’osent même pas inviter leurs connaissances dans l’Eglise… ! Face à la maladie, à la mort, quel est l’impact de la Parole vivante, que produit-elle dans nos cœurs et qu’en voient les incrédules ? Pourtant il est écrit dans Esaïe« vous sortirez, le cœur rempli de joie »[1]. Il est question ici de la joie des libérés, de ceux qui ont trouvé Dieu et qui ont vu l’effet de sa Parole.

Il n’y a pas de plus grand bonheur que de connaître la puissance de la Parole de Dieu qui libère l’homme de ses prisons. L’existence n’est-elle pas elle-même une prison dont les limites sont la naissance et la mort, sans que l’on puisse sortir de ce cycle biologique morbide ? La Parole de Dieu dépasse les limites de l’existence humaine ; elle fait connaître à l’homme une réalité supérieure à lui, elle crée ce qui n’existe pas ! Les juifs et les païens n’ont pas supporté la rencontre avec la lumière, le fils de Dieu, la Parole faite chair parce qu’elle dévoilait leurs ténèbres. Ils ont voulu le faire mourir, mais Christ est ressuscité. Ils ont voulu tuer la Parole, mais elle est éternelle !
A l’ouïe de la Parole, les morts revivent ! Les indifférents, ceux dont l’esprit est mort, vivront s’ils entendent la voix du Fils de Dieu. C’est ce qu’a vécu Lazare physiquement, mais sa mort n’a été que repoussée. Il est bien possible que des hommes, par des expériences occultes, soient ressuscités, mais ils ont bien fini par mourir un jour… Jésus-Christ est bien mort, mais il est ressuscité pour toujours, la Parole vit à jamais ! Le peu que nous comprenons de cette Parole peut nous sauver pour l’éternité !

Lorsque nous pensons à nos enfants, nos cœurs se serrent et sont parfois remplis de crainte : comment pourront-ils franchir les obstacles qui nous semblaient bien souvent insurmontables ; nous qui avons tellement le sentiment d’être des rescapés, parviendrons-nous à leur expliquer le salut ? Vont-ils comprendre et croire ? Nous ne réalisons pas que nos cantiques et nos prières sont une parole qui peut les marquer, au point de susciter la foi en eux et les mettre déjà à part dans le monde. « Déjà vous êtes purs à cause de la Parole que je vous ai annoncée. »[2]

« Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. »[3]

Pourquoi Dieu envoie-t-il sa Parole et comment retourne-t-elle à lui ? Pourquoi Dieu crée-t-il ? La Parole n’est pas destinée à nous faire du bien seulement, mais par elle, Dieu veut faire de nous des canaux de sa Gloire et il nous rend participants de son plan éternel. « C’est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses »[4]. Dieu agit et parle en vue de sa Gloire. Nous pensons parfois que c’est par nos exploits ou notre intelligence que nous pourrons glorifier Dieu. Mais Dieu se glorifie davantage par un enfant qui se convertit et change au point d’interloquer les incrédules, que par nos prétendues capacités, même pour faire son œuvre. Voilà pourquoi « les derniers seront les premiers »[5] : pour eux, tout est perdu et ils n’ont aucune prétention, mais ils reçoivent la Parole avec foi et Dieu manifeste par là sa gloire et sa puissance.

La Parole entendue est une puissance active pour celui qui croit. Recevons-nous cette vérité avec foi ?

Ce qui empêche la Gloire de Dieu de se manifester et la Parole de s’accomplir c’est que nous avons souvent davantage confiance en nous-même que dans la puissance de la Parole.
L’homme religieux se sent respectable par ses efforts et ses mérites mais il est tout aussi esclave et perdu que la prostituée.
Jésus s’est évertué à montrer aux Juifs qu’ils ne sont pas libres et qu’ils ne peuvent le devenir car ils s’appuient sur leur pratique et non sur la Parole.

L’illusion religieuse est réellement un obstacle. Il est si difficile de reconnaître son état ! Nombreux sont ceux qui refusent tout examen de conscience et se réfugient derrière leur pratique. La lucidité a quelque chose de douloureux, en ce qu’elle peut nous désespérer de changer un jour, un peu comme un malade qui voit son état et qui doute de retrouver la santé. La Parole de Dieu dit pourtant que nous sommes plus libres que la création, puisqu’elle est soumise à la vanité et « qu’elle attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu »[6] ! la Parole nous parle de libération, il est dit : « … vous serez réellement libres »[7] et non pas ‘théoriquement libres’ !
Combien de croyants, tout en se proclamant libres, connaissent dans leur intimité des esclavages terribles. Que vivent-ils des promesses de la Parole et des vérités qu’ils professent ?
Proclamer des vérités que nous n’expérimentons pas et que nous cherchons si peu à vivre, c’est une hypocrisie ! Si nous les croyons nous devons chercher à les expérimenter plutôt que de se contenter de les dire sans les vivre comme le font les pharisiens.
Qui peut se résoudre à croire et ne rien vivre ?

Si nous n’expérimentons pas les promesses de la Parole, reconnaissons alors que nous ne sommes pas libres plutôt que de faire semblant de l’être. Ne défendons pas ce que nous sommes dans la chair, puisque Christ a crucifié le régime de la chair à la croix. Cessons donc de revendiquer ce pourquoi Christ est mort ! Si nous acceptons la mort à nous-même et recevons par la foi la vie de résurrection de Christ, nous ne serons plus esclaves de la loi de la chair mais de la loi de l’esprit de vie qui nous affranchit du péché et de la mort.

Celui qui accepte la mort à lui-même, ouvre son cœur à la loi de vie qui affranchit : voilà la vérité qui libère ! La foi dans l’œuvre de Christ nous rendra libres et libres pour aimer ! Affranchis de nos égoïsmes, jalousies, colères… Le Saint Esprit nous tiendra dans sa victoire en nous communiquant tout ce que Jésus-Christ nous a acquis à la croix.
Nous serons alors esclaves de la justice, c'est-à-dire ne pouvant faire autrement que de vivre par la foi, car dépourvus de toute confiance dans la chair.
Le chemin de la foi est un chemin étroit ; la croix est une souffrance, mais c’est le chemin de Christ. « Il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu »[8] Un chrétien n’est pas forcément un homme qui vit mieux, mais il vit pour l’éternité !

[1] Esaïe 55 : 12

[2] Jean 15 : 3

[3] Esaïe 55 : 9

[4] Romains 11 : 36

[5] Mathieu 19 : 30

[6] Romains 8 : 19

[7] Jean 8 : 36

[8] 2 Corinthiens 13 : 4

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