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Comment transmettre le témoignage de la foi

Publié le jeudi 07 décembre 2017

« Parcourez Sion et contournez-la, comptez ses tours, observez son rempart, examinez ses donjons, pour le raconter à la génération future. Voilà le Dieu qui est notre Dieu éternellement et à perpétuité ; Il sera notre guide jusqu'à la mort. »

Psaume 48 : 13 à 15

Les descriptions de ce Psaume évoquent des réalités qui nous échappent. A considérer l’histoire de Jérusalem et sa situation actuelle, rien ne pourrait justifier un tel éclat, une telle gloire. Certes nous pourrions relever les quelques périodes fastes du temps de Salomon ou de Sédécias, quelques victoires spectaculaires, mais les dernières remportées n’ont pas été menées au nom de Dieu.Nous sentons bien que cette description nous renvoie à une autre réalité qui n’est pas de l’ordre du visible.

Face au visible, nous pouvons douter de tout. Les plus belles choses de la Parole apparaissent comme des mythes et des chimères faciles àcontester. Et l’incrédulité grandit. La vie de l’Eglise et des croyants correspond de moins en moins à nos prédications. Le dieu de ce siècle nous voile l’intelligence. Même ce que nous avons compris hier, nous échappe peut-être aujourd’hui. Ce dieu est pourtant vaincu car notre Dieu est le Dieu véritable, il nous fera surmonter la mort, dit le psalmiste.

Notre génération vit sous la puissance de la mort, les hommes de ce monde le constatent et l’affirment et nos enfants n’en sont pas indemnes. Ces derniers temps, une vague d’incrédulité submerge nos rangs. Nous ne pouvons ignorer ce que disait Jésus : « Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18 : 8) « Et en raison des progrès de l'iniquité, l'amour du plus grand nombre se refroidira. » (Matthieu 24 : 12)

Notre génération a été marquée par le relativisme, celle qui monte en vient à nier la foi dans une incrédulité affichée. Nous sommes terrifiés et nous ne savons que faire. Nous réalisons notre incapacité et la faiblesse de nos arguments face à cette vague qui touche nos enfants et petits-enfants. La confiance dans les prédicateursdisparaît, les ministères sont méprisés et les remises en question sont multiples. Conséquences d’un état d’âme qui nous envahit tous.

Transmettre est devenu d’autant plus malaisé que nos enfants sont élevés dans un monde de globalisation qui véhicule avec grande efficacité (par le biais de l’école laïque entre autres) une pensée unique incrédule. Chacun pense selon ce que les réseaux sociaux lui transmettent, s’imprègne de cette volonté de s’inventer un monde en le recréant. Mais surtout, interdiction de transmettre ou recevoir l’éducation judéo-chrétienne enseignée par des imbéciles de génération en génération…

Nous n’avons jamais vu autant de mépris et de dédain vis-à-vis des parents et de ceux qui instruisent. Le plus stupidepeut devenir aujourd’hui le plus glorieux par le relai d’internet qui lui donne les moyens de jouer au surhomme. Il ne transmet pas la vie, mais s’imagine être un dieu lui-même.

Devantcette incrédulité qui ravage nos maisons, nous n’avons plus guère d’autorité. Elle s’est certainement amoindrie par notre mondanité, la recherche de succès, de puissance financière, intellectuelle et artistique, en un mot, la gloire des hommes. Le témoignage vivant de l’amour du Seigneur et de sa Jérusalem céleste est donc galvaudé, l’invisible nous est étranger. Notre part étant dans la vie, nous engloutissons nos enfants dans l’existence, au lieu de les conduire dans la perception des réalités célestes.

Même ceux qui aiment cette Jérusalem et s’en sont réjouis peuvent être désemparés devant ce constat, n’ayant pas de mots pour contredire cette incrédulité et décrire la foi, c’est à dire s’attacher à l’invisible et se détourner du visible. Ne voyant plus briller la splendeur de l’Evangile, nous ne pouvons la transmettre à nos enfants.

Leur avons-nous seulement témoigné de ce que Dieu a fait dans nos vies ? Savent-ils d’où le Seigneur nous a tirés ? Que par sa grâce, nous sommes devenus ce que nous sommes et que c’est grâce à ses interventions qu’ils vivent aujourd’hui dans un foyer où rien ne leur manque, y compris un portable qui leur permet d’atteindre le bout du monde dans leurs rêves ?

L’Eglise n’est plus vraiment le reflet de la gloire de Dieu. Elle est éventuellement un petit rayon de la gloire des quelques gagneurs qui réussissent dans l’existenceet oublient que c’est dans leur misère que Dieu s’est révélé à eux pour les sauver. Alors, on peut décrire ou chanter la Jérusalem céleste, mais ce n’est qu’une vue de l’esprit, une donnée que nous avons intégrée, non pas une révélation de l’Esprit Saint de Dieu qui seule peut convaincre nos enfants et renverser leurs raisonnements pour créer la foi.

Ce texte nous amène à une repentance qui va plus loin que quelques larmes à peine séchées la réunion terminée, et qui n’empêchent pas les vantardises entre copains sur les sujets pour lesquels on s’est humilié dix minutes avant. La repentance est loin des profondeurs de nos cœurs, la sincérité nous manque. Le visible : voilà ce pourquoi nous travaillons le plus, à en consumer nos forces, voilà ce dont nous nous glorifions. Il nous faut reconnaître ces choses. Par solidarité, nous pouvons nous humilier avec nos enfants et apprendre que nous sommes appelés à nous glorifier d’une autre chose que du visible.

« Mais Dieu est notre Dieu pour toujours et il nous fera surmonter la mort. »

La gloire de Jérusalem n’est peut-être pas réalité sur la terre, mais elle est une vérité dans le ciel. Nous ne la voyons pas avec nos yeux physiques mais avec les yeux du cœur. Cette révélation seule garde et console nos âmes en toutes circonstances. Ce n’est pas un système de pensée qui nous conduit à parler ainsi, mais c’est l’Esprit qui le souffle à nos cœurs si nous parvenons à être débarrassés de cet aveuglement infligé par le dieu de ce siècle.

La description de ce psaume renvoie à une forteresse faite de murailles et de tours, un lieu de gloire mais aussi de protection. Le lieu où Dieu règne, le sanctuaire dans lequel nous trouvons abri.

Ce texte d’Esaïe 8 nous a été rappelé récemment :

« Vous n'appellerez pas conspiration tout ce que ce peuple appelle conspiration ; Vous ne craindrez pas ce qu'il craint, et vous ne (le) redouterez pas. C'est l'Éternel des armées que vous devez sanctifier, c'est lui que vous devez craindre, c'est lui que vous devez redouter. Alors il sera un sanctuaire »

Cette Parole avait été reçue comme une promesse au moment où notre mission était invitée à se rallier à une fédération. Ce « parapluie » était censé abriter tous ceux qui craignaient les suspicions de groupe sectaire. En effet, des lobbyings à la tête de l’Etat étaient à la manœuvre et faisaient craindre une mise à l’index pour tous ceux qui ne s’étaient pas ainsi rattachés à un mouvement officiel. Nous avons reçu ce verset comme une réponse prophétique : ne crains pas ce qu’ils craignent, c’est moi que vous devez craindre et je serai un sanctuaire. On ne peutprofiter de la protection de Dieu et chercher la protection des hommes, l’une exclut l’autre. Il était difficile de s’approprier un texte, mais Dieu avait parlé.

Nous avons couru de grands dangers, nous avons failli disparaître, mais le Seigneur nous a protégés de sorte que l’existence même de notre Mission n’est qu’une protection de Dieu. Il a été fidèle à ses promesses, il nous a fait éprouver des détresses et des malheurs mais il a été écrit : « tu nous rempliras de joie par ta présence. » ! (Actes 2 :28)

Mais Dieu peut parler d’une façon pour un temps donné, et dire autre chose aujourd’hui. Cette parole était-elle encore d’actualité pour notre mission ?

Il s’avère que ce passage d’Esaïe 8 à été donné de nouveau, dans une autre circonstance, à la jeune génération. C’est un puissant encouragement, car la direction est renouvelée pour nous, la certitude que Dieu parle encore et confirme sa conduite.

Parle Seigneur et je serai sauvé ! Parle Seigneur, ton serviteur écoute.

Il est dit aux parents : « parlez ! » Et aux fils : « écoutez ! » Et nous sommes à la fois père et fils, de sorte que c’est parfois les jeunes qui nous ré-enfantent ! Celui qui exhorte doit écouter. « S'ils avaient assisté à mon conseil … » disait Dieu au sujet des prophètes. Notre vie intérieure est si encombrée de préoccupationsmatérielles, physiques, deprojets, notre cœur est étouffé par les mondanités dans lesquelles nous noyons tous nos tracas.

Beaucoup de parents ont laissé leurs enfants dans leurs combats, en proie aux séductions mondaines qui envahissent la maison, leurs nuits et leurs jours. Occupés par la bêtise des jeux vidéo, pris par les musiques malsaines crachées par leurs téléphones, ils sont dans un grave danger. Pendant ce temps, on fait des affaires pour gagner plus. On ne voit plus que nos gosses sont mal et angoissés ! Ils n’ont pas de recours contre ces angoisses, ils ne voient pas la délivrance, car leursparents sont aussi angoissés pour eux mais pas dans la foi. Leur réussite et leur avenir préoccupent certes, car il faut absolument qu’ils « gagnent leur vie ». Mais Jésus n’a t-il pas dit : « Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait son âme ? » (Matthieu 16 :26) « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » (Luc 9 :23)

Nos enfants sont en proie aux puissances mauvaises. Car, derrière les vidéos, les jeux, ou leur téléphone, il y a une pensée ! Une volonté animée par des esprits mauvais ! Nous sommes englobés dans une pensée qui est l’esprit de groupe. Elle dicte à tous ce qu’il convient de penser, et ces pensées sont l’inverse de la Parole.

Si la révélation des choses invisibles n’est pas transmise, ils n’ont pas plus d’avenir que ces hommes qui disent que plus rien n’est à espérer. Il ne leur reste juste qu’à exister.

Proclamer dans l’église que ce sont les misérables qui possèderont le pays n’a pas de sens si, à peine rentrés à la maison, nous poussons nos enfants à devenir les meilleurs en classe, en sport et musique… En attendant, bien qu’étant les meilleurs en musique, on ne trouve personne pour faire chanter dans l’Eglise ! Qu’avons-nous cherché ? Des virtuoses ou des témoins de Jésus-Christ ? Faire de la musique ou louer le Seigneur ? Nous ont-ils entendus chanter des cantiques à la maison, ou prendre un moment pour le faire en famille ?

Nous savons pourtant combien les phrases de cantiques apprises dans l’enfance peuvent marquer à jamais toute une vie. Ceux qui les connaissent se souviennent encore aujourd’hui de ces mots qui peuvent rappeler à la conscience la direction :

« Je sais qu’un jour mes yeux verront Jésus, si je marche par la foi et malgré tout.

Je sais qu’un jour mes yeux verront Jésus » 

« Mon enfant redoute la déloyauté, même s’il t’en coûte, dis la vérité.

C’est bien là la route sûre où Jésus te conduit. » 

« A la maison du père tout est déjà prêt, c’est la joie, joie, joie

Vers la maison je suis en chemin, c’est la joie, joie, joie »

Ces vérités bibliques dites par des parents dans la foi marquent la conscience des enfants. Transmettre n’est donc pas bourrer le crâne ou endoctriner, mais transmettre une révélation. Nous sommes invités à contempler sans relâche cette cité qui est le lieu de notre bénédiction, notre sanctuaire. Elle se contemple, elle ne s’explique pas. Elle est décrite de manière poétique et symbolique car, comment pourrait-on la décrire autrement ? Elle nourrit notre espérance, elle nous exalte comme elle a exalté Esaïe le prophète, le psalmiste, le Seigneur Jésus qui chantait les psaumes avec ses disciples, et aussi Jean qui, à la fin du premier siècle, en écrit la révélation de manière identique à ce qu’Esaïe a pu écrire plusieurs siècles avant lui.

Dieu est notre Dieu pour toujours, il a été, il est, il le sera, Jésus est Seigneur et il nous délivrera de la mort !

Prions :

Dans l’humiliation, la repentance et le cœur brisé, nous confessons ta Parole, Seigneur, devant les puissances invisibles. Nous reconnaissons que nous vivons principalement pour ici-bas, que notre assurance est dans ce que nous avons acquis de biens et de richesses, mais ta gloire est ternie et nos cœurs s’aveuglent. Cette gloire décrite de la Jérusalem céleste semble si pâle à nos yeux et si peu apte à ranimer nos cœurs. Nous sommes devenus sourds par nos péchés. Seigneur, pardonne notre attachement à ces richesses trompeuses. Elles sont pourries et s’envolent comme l’aigle, elles nous aveuglent et font de nous des menteurs. Délivre-nous de la puissance de Mamon, de cette idolâtrie du visible, de l’image qui est le culte de notre génération. Délivre-nous du malin, le prince de la mort. Nous voulons dire que c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire. Oh ! que nous soyons un jour dans cette Jérusalem qui viendra du ciel et manifestera ta gloire à toutes les nations. Que nous soyons de ce peuple qui sera dans la louange quand tu paraîtras. Ramène-nous à la fidélité et à l’amour pour ton nom, illumine les yeux de notre cœur pour que nous apprenions à contempler la gloire de cette Jérusalem et dire à la génération future cette gloire que nous avons en toi. Tu es celui qui est ressuscité et qui nous délivrera de la mort. Loué soit ton saint nom.

Amen

Daniel & Jérémie

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