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Venez à moi !

Publié le dimanche 04 février 2018

« Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein. Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger. »

 Matthieu 11v.25 à 30

La succession de ces déclarations a de quoi surprendre au premier abord, tant le lien logique n’apparaît pas avec évidence. Le Seigneur semble écarter, dans ses propos, les adultes ou, pourrait-on dire, les gens expérimentés. Il parle aux enfants. Il fait appel à ce qui est au fond de nous et que nous avons sûrement oublié : la crédulité de l’enfant.

Au début de notre engagement dans l’œuvre de Dieu, nous espérions peut-être beaucoup. Dans notre travail d’accueil, nous avons cru que Dieu pourrait opérer des miracles au point d’espérer voir des cas désespérés au niveau humain, devenir des collaborateurs. Le Seigneur l’a fait mais cela n’a pas été sans désillusions.

Et puis, c’est parfois ceux pour lesquels on s’est le plus donné qui finalement deviennent des occasions de chute pour les autres. Ces contradictions blessent, elles sont nombreuses dans l’existence et au sein de l’œuvre de Dieu. Mais Jésus a vécu la pire des contradictions pour nous au moment de la croix, c’est pourquoi nous pouvons prendre garde à ses instructions.

Les gens raisonnables et expérimentés ont tout vu, savent tout par avance et présentent des explications pour tout. Devant une parole simple, ils répondent : c’est plus compliqué que cela ! A l’inverse, le cœur simple d’un enfant n’est pas encombré par les expériences de l’existence. Il fait confiance et croit ce qu’on lui dit spontanément. Jésus ne parle pas aux désillusionnés, mais à ceux qui peuvent croire et se laisser émerveiller par les promesses.

Jésus écarte également ceux qui se sentent en pleine forme. Il s’adresse à ceux qui savent reconnaître leur trouble et leur fatigue. Ceux qui n’ont plus la force de contredire ou d’expliquer parce que leur désespoir est trop grand. Rares sont ceux qui acceptent cet état de faiblesse. Lorsqu’on nous laisse entendre que nous sommes trop fatigués, nous nous en défendons en disant : « ce n’est pas si grave.» Et quand la Parole dit : « venez, vous qui êtes fatigués », nous nous disons intérieurement : « mais je n’en suis pas là, quand même ! Je peux encore faire quelque chose, je ne suis pas complètement foutu ! » Au final, nous ne sommes jamais en situation d’écouter et de recevoir la Parole !

Lorsque nous sommes fatigués et chargés, nous préférons nous plaindre et trouver des explications ou bien alors dire que nous ne comprenons pas. Mais répondons-nous à l’invitation du Seigneur ?

Paul a certainement connu ces moments de fatigue et de détresse. Atteint au visage par une maladie, il a prié trois fois pour être guéri. Lui qui a été témoin de tant de miracles, connu une révélation indicible de la gloire de Dieu, ne parvient pas à être dégagé de cette souffrance, quelle contradiction ! Frappé à la fonction primordiale pour exercer son ministère, son visage, qu’il devait sans cesse exposer au public ! Mais il reçoit une parole : « ma grâce te suffit ». C’est la réponse du Seigneur. Ce n’est pas de l’autosuggestion, mais simplement la voix du Père Tout-Puissant qui dit à son serviteur qui réclame la guérison : « ma grâce te suffit », c’est une parole du maître. Le concept n’apporte rien, il faut que le père parle. Ne sommes-nous pas ses serviteurs ? Il parle à celui qui ne comprend rien et qui est découragé. Devant une situation qui nous paraît injuste, nous avons pris l’habitude dire : « je ne comprends pas tout ». Mieux vaudrait reconnaître plus humblement que nous n’y comprenons rien. L’incompréhension atteint son paroxysme lorsque Jésus dit à des personnes déjà fatiguées et chargées : « prenez mon joug ! »

Ne pourrions-nous pas, un instant, abandonner nos analyses et accepter l’autorité du berger qui nous parle ? Quel renoncement à soi-même faut-il accepter pour abandonner nos expériences et notre savoir pour enfin venir à lui ! Pourtant il nous parle sans reproche, bien qu’étant notre maître, il nous rappelle ses vertus : humilité et douceur. Mais cela ne nous suffit pas pour nous rassurer. Celui qui est humble de cœur ne pourra rien faire dans la vie, pensons-nous ! Il faut beaucoup d’efforts, de travail et d’études pour espérer nous en sortir et surtout nous démarquer des autres. Autant dire que nous exécrons l’humilité.

Seule la Parole du Seigneur est une parole de vie. Il a donné sa vie pour nous, il a tout accompli et ce qu’il nous dit est l’expression même de son amour. C’est pourquoi nous pouvons la recevoir comme parole d’autorité. A cause de sa mort soufferte et cette contradiction supportée, il a été couronné de gloire et d’honneur. Cette gloire, il veut la partager avec nous ! Comment ne pas considérer un tel amour ?

C’est pour la liberté que nous avons été appelés. Le joug du Seigneur nous délivre des autres jougs qui nous asservissent et surtout celui de la fausse liberté qui est esclavage des sens, prostitution. Il fait tomber ces jougs que nous faisons peser sur les autres par nos attentes et nos exigences et qui nous retombent dessus. Car, vouloir faire obéir les autres et les faire entrer dans notre volonté est très fatiguant ! Nos devoirs religieux (même s’ils se réduisent peu à peu) pèsent également. Il nous faut « aller à la réunion »... Ainsi nous pouvons célébrer des cultes sans pour autant être dans une réponse à cet appel : « venez à moi ! » L’attachement à la personne du Seigneur n’est pas une réalité.

Jésus disait aux pharisiens : « vous sondez les Écritures... mais vous ne voulez pas venir à moi ! » Nous pouvons également méditer les Ecritures dans cet esprit, creuser, vouloir comprendre, trouver quelque chose à dire sans venir au Seigneur. Nous préoccuper de notre place, notre ministère, sans nous inquiéter de le servir Lui, ce qui signifie lui rendre un culte dans toutes nos actions.

Dans ce monde de réflexion, le Seigneur est absent. Nous ne le voyons plus, les comparaisons, jalousies et jugements ont obscurci nos pensées et nous négligeons l’appel du Seigneur qui nous dit : « viens à moi ! » Nos gémissements et nos frustrations nous empêchent de discerner son amour.

Avant même de nous instruire et de nous parler, le Seigneur nous demande de venir à lui. Nous usons parfois de courtoisie comme nous le ferions dans nos relations humaines faites de craintes, de défiance et d’arrière-pensées. Au lieu de répondre : « oui je viens », nous disons pudiquement : « Seigneur, nous voulons venir à toi… », comme si l’initiative venait de nous, alors que c’est lui qui nous invite ! Et il le dit avec tant de clarté. En effet, dire : « passe quand tu veux » est bien différent de dire : « j’ai envie de te voir, passe à la maison ». C’est tellement réconfortant ! Le Seigneur nous invite, son accueil est total et bienveillant.

Nous ressentons ce réconfort quand nous visitons les Eglises. Nous nous savons attendus et aimés. On nous accueille, non pas pour remplir le programme d’une tournée pastorale, mais parce qu’on a envie de se voir, de se parler. Et nous sommes bien tristes quand nous n’avons pas pu aller chez l’un ou l’autre de nos amis par manque de temps.

Il arrive parfois qu’on ait peur de charger notre ami par le partage de nos fardeaux. Nous ne réalisons pas que le silence est parfois bien plus lourd que les paroles !

Alors, ne doutons pas : le Seigneur nous accueille. Nous n’avons qu’à répondre à cet appel du grand Dieu Tout-Puissant et de son fils Jésus-Christ. Cessons nos efforts, laissons de côté notre sentiment d’indignité ou notre paresse. Oui, nous avons le cœur lourd et chargé, mais ne craignons pas, il n’est pas un roi orgueilleux que l’on approche avec peine. Le Seigneur de gloire est venu sur un ânon, le petit d’une ânesse. Bien loin d’une élévation en dignité. Nous mesurons à quel point il est ridicule d’être fier pour la moindre responsabilité reçue. À voir leur air supérieur, certains se sentent plus rois que le Seigneur ! Nous sommes prêts à nous donner le titre de pasteur même si nous n’avons pas de brebis !

L’amour du Seigneur précède toute chose, il nous a aimés avant que nous le servions. Nous avons juste répondu à son appel de bienveillance. Offrons-nous l’image de cet accueil de bienveillance dans nos propos, dans notre attitude vis-à-vis des autres ? Comme le disait quelqu’un récemment : « je réfléchis avant de dire non ! » Si le refus n’est pas formulé si clairement, le peu d’empressement à répondre est déjà significatif. Toutes ces réactions sont autant d’offenses à l’amour ! Car son appel est l’expression de sa grâce, il repose sur le sacrifice du fils de Dieu, preuve de son amour.

Jésus dit à ses disciples : « demeurez dans mon amour ». Nos accablements proviennent souvent d’un éloignement de l’amour du Seigneur pour nous. Au sein de l’épreuve, nous ne le percevons guère. Demeurer dans l’amour consiste à le confesser par la foi envers et contre tout. Son appel à venir à lui reste entier et y répondre nous ramène sur le chemin où nous ne chancellerons pas.

Nos rencontres sont également une réponse à cet appel bienveillant d’amour dans lequel nous nous exhortons à demeurer, avant tout autre enseignement.

Ce repos est si souvent difficile à comprendre. Au sein même de nos labeurs et du tourbillon de notre quotidien, cette lumière de l’amour et de la bienveillance du Seigneur nous éclaire et nous appelle à lui. Refuser de croire à cette réalité, en prétextant un quotidien trop difficile, revient à faire Dieu menteur.

Qui seul donne le repos ? C’est lui ! Qui nous sanctifie et nous sauve ? C’est encore lui ! Nous sommes écrasés car « nous n’arrivons pas » alors que c’est lui qui le fait ! Nous voulons des fruits en nous donnant parfois beaucoup de peine, mais nous n’écoutons pas le Seigneur qui dit : « c’est de moi que tu recevras ton fruit ». Il nous émonde dans ce but, mais dans notre idée, plus nous sommes petits, moins nous avons de chance de porter du fruit, nous y verrions presque l’inverse de la grâce ! C’est ainsi que se manifeste la méchanceté de celui qui veut faire. Mais le Seigneur dit : « je ferai ! » Il le fera si nous faisons ce qu’il nous commande, c’est à dire venir à lui ! Ce qui est autre chose que de venir « à la réunion ».

Cette réponse du cœur doit venir dès notre réveil. Nous pouvons nous lever le matin dans son amour avant que le poids de la journée ne tombe sur nos épaules. Son amour a triomphé de l’enfer et du péché. Nous sommes fatigués ? Le Seigneur nous dit : « venez à moi, recevez mes instructions ». Quelle est cette instruction ? Elle se résume en ces mots : « tu aimeras. »

Voilà la loi du Christ : « aimez-vous les uns les autres. » Alors, dès le réveil j’aime le premier visage, celui de mon conjoint. Tout ce que je fais doit être expression de cet amour, car celui qui aime accomplit tous les commandements.

Influencés par certains auteurs évangéliques, on pensait autrefois qu’il fallait être brisé, passer par une mortification intense pour que la carapace soit rompue et connaître enfin un peu la vie de l’esprit, que le parfum se répande, disait-on. Personne n’y parvenait vraiment... Que fallait-il faire en attendant qu’une telle expérience arrive ? Les prédicateurs du brisement ne manifestaient pas non plus beaucoup de brisement eux-mêmes. Car celui qui est vraiment brisé n’a plus de force pour briser les autres. Le brisement, le Seigneur s’en chargera, il me demande autre chose : demeurer dans son amour et chercher l’amour fraternel et non tous ces exercices de piété. La bannière qu’il déploie sur nous, c’est son amour. Ce à quoi le cœur aspire et là où le cœur se trouve réconforté, c’est dans sa bonté.

« Que toute attente en toi ne soit pas désir mais ouverture à l’accueil » disait Gide. Le désir fait appel à la passion, c’est le monde du pouvoir, de la possession et non du don.

« Faites-vous mutuellement bon accueil » disait Paul, à l’image de la bienveillance du Seigneur.

Si j’accepte d’obéir à cette loi, alors le Seigneur se révèle à moi et change mon regard, l’orientation de mes discours et de mon attitude.

Dans l’épître aux Romains, Paul explique que Dieu a retranché les Juifs à cause de leur désobéissance. A combien plus forte raison pourrions-nous l’être, nous qui avons été greffés ? Mais nous ne serons pas retranchés si nous demeurons fermes dans sa bonté. Sa bonté vaut mieux que la vie, la vraie se trouve dans cette loi d’amour. Elle se manifestera même au moment de quitter cette terre, de telle sorte que nous mourrons dans la vie. Venons à lui sans cesse, puisons dans son amour pour en vivre tous les jours de notre vie jusque dans l’éternité.

Daniel & Jérémie

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