Menu supérieur

  •  

/ Parole partagée / Témoignages par écrit / Passionné, mais sans espoir

Menu gauche

search



haut suivant

Passionné, mais sans espoir

ISMAËL, DIEU T'ENTEND !

D'origine algérienne, je suis né en France il y a 30 ans. Je naquis au milieu d'une famille nombreuse où régnait la violence et la détresse. J'appris très tôt qu'il nous était impossible de remettre les pieds dans notre pays d'origine. Je connus alors la douleur des apatrides, car je me sentais étranger dans un pays qui n'était pas le mien et j'étais banni de mon propre pays d'origine avant même d'avoir pu y vivre un seul instant.

Au fur et à mesure que je grandissais, le cadre familial se détériorait de plus en plus, mes parents étaient au bord du divorce et nos rapports n'étaient que des rapports de violence. A l'âge de 11 ans ma mère m'offrit une guitare. Je fis rapidement mes premières notes et décidais d'apprendre seul. Les années passèrent : Mes résultats scolaires étaient catastrophiques, mes parents divorçaient ; je décidais d'arrêter l'école : j'avais 17 ans.

Entrant dans la vie active sans aucune formation, je n'arrivais pas à trouver du travail. De longues années de chômage me conduisirent à prendre refuge dans l'alcool et la drogue. Je commençais à vivre une véritable vie d'artiste, vivant en marge de la société, méprisant le travail et tous ceux qui travaillaient. Je m'étais complètement consacré à la musique et passais mes nuits à jouer de la guitare dans les bars, des cabarets et mes journées à jouer dans les rues ; La guitare était ma vie, car je pensais trouver dans cette passion un moyen de remplir ce coeur vide de bonheur et rempli d'angoisses, de détresses ; Je voyais au bout comme une porte, derrière laquelle se trouverait le bonheur ! Je m'y abandonnais donc tout en détruisant derrière moi le chemin de ma vie, pour être sûr de ne pas revenir dans ce que j'appelais le SYSTÈME. Je faisais de très grand progrès en musique, mais mon coeur était de plus en plus tourmenté, agité. Je commençais à prendre les aliments en dégoût, l'alcool et la drogue était mon lot et ma santé se dégradait de jour en jour. Je m'étais consacré corps et âme, je faisais de la musique, et rien d'autre ne comptait pour moi.

Mais un jour, alors que je pensais être arrivé au bout de ma passion, je me rendis compte que mon coeur était plus vide que jamais. Au lieu du bonheur, je ne découvris que du néant. Un auteur de la Bible a écrit : Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est pas remplie. Ainsi, la passion, n'avait pas remplis mon coeur. Je ne pouvais même pas revenir en arrière car j'avais détruit ma vie derrière moi. Un profond désespoir s'empara de moi, et commençant à perdre la raison, l'idée de me donner la mort monta dans mon coeur.

C'est dans cette période difficile qu'un ami me donna une bible. Je me mis à la lire et j'y découvris l'histoire de JÉSUS, qu'Il était venu dans le monde pour porter aux malheureux de bonnes nouvelles, pour guérir ceux qui avaient le coeur brisé, en donnant sa propre vie en sacrifice pour sauver les hommes. Il est aussi question d'un homme ISMAËL, mon ancêtre. Sa mère, alors qu'elle était enceinte de lui, vivait elle aussi une grande détresse. Dieu la délivra en lui parlant ainsi : « Voici tu es enceinte et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d'ISMAËL (ce qui signifie DIEU ENTEND), car l'Éternel t'a entendu dans ton affliction. Il sera comme un âne sauvage ». Cet enfant grandi, mais fut rejeté de la présence de Dieu. Dieu l'avait banni, mais non sans espérance, car le nom d'Ismaël contient une promesse : si dans l'affliction et le coeur déchiré Ismaël invoquait l'Éternel, l'Éternel lui répondrait. C'est ce qui se produisit pour moi, descendant d'Ismaël. C'est dans les larmes et l'affliction qu'un jour je me mis à prier le Seigneur JÉSUS-CHRIST, lui demandant de venir à mon secours, moi qui avait été comme un âne sauvage, semblable à ISMAËL qui vivait dans le désert ! Peu de temps après, JÉSUS se révéla à mon coeur par sa Parole et m'accorda le don de la vie éternelle.

Des textes bibliques vieux de 2500 ans disent : « Les insensés, par leur conduite coupable, s'étaient rendus malheureux. Leur âme avait en horreur toute nourriture, et ils touchaient aux portes de la mort. Dans leur détresses, ils crièrent à l'Éternel, Il les délivra de leur angoisses ; Il envoya sa Parole et les guérit. Il les fit échapper de la fosse. Que l'étranger qui s'attache à l'Éternel ne dise pas : Il me séparera de son peuple. A ceux qui choisiront ce qui m'est agréable, et qui persévéreront dans mon alliance, je donnerai dans ma maison une place et un nom, préférable à des fils et des filles. Je leur donnerais un nom éternel qui ne périra pas. Les étrangers qui s'attacheront à l'Éternel pour le servir, pour aimer le nom de l'Éternel, pour être ses serviteurs, je les emmènerais sur ma montagne sainte, et je les réjouirais dans ma maison de prière, car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples ».

J'étais sans patrie, loin de Dieu, et voici qu'Il a fait de moi un citoyen de la cité céleste, un fils de sa maison. Depuis, je le sers chaque jour. Je ne le sers pas comme un esclave, car l'esclave ne veux pas rester dans la maison. Je sers l'Éternel comme un fils, et mon coeur est rempli. Le coeur est immense, mais Dieu est plus grand que notre coeur, et lui seul a pu le remplir car Il en est le créateur.

précédant haut

|
|