L'Écriture Sainte
La Loi
Jésus-Christ n'est pas venu pour abolir la Loi, mais pour l'accomplir [10]. Il a satisfait aux exigences de la Loi par Sa vie pure et par Sa mort expiatoire, pour maintenant en accomplir la justice en nous par l'action de l'Esprit de Dieu [11].
Ainsi la loi d'obéissance universelle donnée à Adam et précisée par les Dix Commandements et les prescriptions morales révélées à Moïse oblige tous les hommes qu'ils soient justifiés ou non [12] ; Christ loin de l'abroger en a considérablement renforcé l'obligation [13].
Le témoignage de la loi morale dans la conscience des hommes [14] et la providence de Dieu par Sa grâce commune les retiennent de s'abandonner totalement au mal [15]. Les hommes irrégénérés et charnels sont donc sous la Loi et sous sa garde [16]. Dans l'économie présente, cette justice est nécessaire à la préservation de la société des hommes [17].
La Loi révèle à l'homme son péché, son incapacité à vouloir et faire le bien, sa culpabilité, enfin sa perdition [18]. Ce faisant, elle est le pédagogue qui conduit à Christ et à Sa grâce pour le salut et la justice [19]. Sa rigueur reste, même après la régénération, un aiguillon pour ramener le désobéissant à la grâce du Sauveur dans la crainte de Dieu [20].
Les croyants ne sont plus sous la Loi [21] comme alliance des œuvres pour être justifiés ou condamnés par elle, puisque Christ les a affranchis de sa malédiction [22] et que la Loi est réalisée dans leur cœur par l'amour de Christ [23] qui en est le parfait accomplissement et la fin [24]. Néanmoins, la Loi leur est d'une grande utilité en ce qu'elle leur rappelle sans cesse la volonté de Dieu en ses prescriptions : Ce qui est bon, agréable et parfait, pour s'y conformer dans l'amour [25]. Telle est l'obéissance de la foi [26] qui, par l'action du Saint Esprit [27], avec reconnaissance [28], puise sa source en Christ et en Sa grâce [29]. Ce n'est pas une attitude légaliste [30] mais conforme à la loi d'amour et de liberté, celle de Christ [31].






