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Ce que l'Eternel demande de toi

Publié le vendredi 03 février 2012

La question concernant les raisons du faible accroissement de nos Églises est récurrente lors de nos visites. elle conduit à s’interroger sur l’efficacité de notre témoignage et de notre service, jusqu’à parfois céder au découragement devant la stagnation des situations surtout lorsqu’elles sont décrites avec une implacable lucidité. Avec le même regard nous pouvons faire l’étude d’un corps en le décrivant ainsi : voici un nez, un bras, une bouche un doigt… Autant dire que cette vision des choses n’a pas vraiment de sens, c’est laid et dérisoire, le malaise que l’on doit ressentir en assistant à une vivisection... c’est oublier la vie qui donne au corps son mouvement, sa beauté. S’analyser ou analyser l’église avec ce regard, c’est oublier que la vie est ailleurs, la puissance n’est pas en nous, ne la cherchons donc pas là où Dieu ne veut pas qu’elle soit.

Dans l’œuvre de Dieu, rien n’est propre à impressionner sur le moment, la Parole est une semence insignifiante, elle doit être semée dans la foi et accompagnée également par la prière de foi jusqu’à ce qu’elle porte son fruit et le fruit n’est pas toujours celui que l’on attend.

Prisonnier à Rome, Paul avait perdu le bénéfice de son travail (du moins en apparence), mais son assurance n’était pas là. Il avait accepté la fidélité malgré la souffrance, de purifier son cœur et s’attacher au Seigneur plus qu’au résultat de son ministère. Souvenons-nous d’une chose : c’est le dessein des cœurs que Dieu regarde avant tout. « Ne jugez de rien avant le temps, avant la venue du Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors la louange de chacun viendra de la part de Dieu. » (1 Corinthiens 4 : 5)

Nous pouvons courir après les “contacts” mais sans être sincèrement préoccupés de la misère de ces personnes. Preuve en est : nous avons beaucoup moins d’entrain à nous en préoccuper lorsqu’elles sont ensuite dans l’église. Méfions-nous de l’esprit de conquête davantage inspiré de l’expansion coloniale que de la Parole. Notre évangélisation peut se transformer en prosélytisme si nous ne veillons pas à nous purifier de toutes les intentions mauvaises qui polluent nos œuvres si louables soient-elles. « Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture (des pauvres), quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. »

En visitant les églises, notre préoccupation première n’est pas leur accroissement (bien que nous le souhaitions) mais surtout l’encouragement des frères, qu’ils puissent tenir le coup malgré les épreuves, les doutes et les difficultés de leur ministère. comment vouloir en gagner d’autres à la foi si nous ne parvenons pas à nous aimer, à nous soutenir ? Avant de vouloir faire grandir un groupe, la priorité est de se porter les uns les autres.

La remise en question de notre service nous ramène inévitablement à cette question centrale : Qu’est-ce que Dieu me demande ? comment puis-je savoir si je suis approuvé quand le résultat est si insignifiant ? Nous pourrions répondre: sois à ta place, aime et persévère. Tiens-toi à ce qui t’est confié dans la foi, sachant que des comptes seront demandés et que le jour fera connaître les desseins des cœurs. Si j’ai d’autres desseins que ceux du Seigneur, je me démène pour rien. Les desseins des cœurs comptent plus que le résultat extérieur aux yeux de Dieu, c’est donc devant lui que je me tiens. Le texte de Michée nous met sur la voie lorsqu’il s’agit de reconsidérer ce que Dieu attend de nous :

« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ;
Et ce que l’Éternel demande de toi,
C’est que tu pratiques le droit,
Que tu aimes la loyauté,
et que tu marches humblement avec ton Dieu. »

D’autres versions traduisent par ce que l’Éternel “exige ou réclame de toi”. La Parole prononcée ici est donc bien plus qu’un conseil d’ami, l’attente de Dieu est précise, ces indications ont valeur d’ordre pour tous ceux qui ont à cœur de le servir et de s’informer de sa volonté à leur égard.

Nous avons ici toute une orientation décrite pourtant avec des termes très précis : ce que Dieu réclame concerne des vertus morales de justice, de loyauté et d’humilité. A ses yeux, ces vertus sont plus importantes que nos actions et leur résultat. La fonction que nous exerçons est secondaire, elle ne devrait être que le fruit extérieur de ces qualités intérieures. Nous pouvons entreprendre de multiples activités mais si nous ne remplissons pas ce “cahier des charges” là, nous ne sommes plus dans la volonté de Dieu. Or c’est de Dieu que nous détenons notre place et non des hommes, c’est à lui que nous aurons à rendre des comptes.

L’homme naturel n’est pas enclin à poursuivre ces vertus car plutôt que de l’élever, elles l’humilient. La chair n’y trouve pas son compte, l’autosatisfaction n’est pas au rendez-vous puisque l’orientation à poursuivre c’est la préoccupation du prochain dont les besoins et les souffrances risquent d’entraver nos buts personnels et nos intérêts propres.

“Que tu pratiques la justice”

La justice est ce qui est juste aux yeux de Dieu et non aux yeux des hommes, ce que lui décrète comme juste. cette distinction préalable est nécessaire car nous vivons dans un monde livré au péché, à l’injustice et devons donc saisir à quel point la pratique de la justice n’est ni naturelle, ni acquise. elle nécessite au contraire une vigilance qui passe par la conversion de la pensée ; nous avons besoin de recevoir un cœur de berger pour défendre et protéger ceux qui nous sont donnés. Mais notre raison ou notre bonne connaissance des principes spirituels viennent facilement étouffer notre cœur. Le fait que le malheureux souffre de ses égarements me donne si souvent le droit de ne plus lui prêter attention ; au fond, il a ce qu’il mérite. cette justice est implacable, humaine, elle ne fait pas grâce. Heureusement que le Seigneur n’a pas agi ainsi avec nous...

A l’inverse, le passage d’Ésaïe qui a marqué la vocation de la mission pourrait résumer cette vertu : « donne à l’affamé ce que tu désires toi-même (…) ne te détourne pas de ta propre chair ». La sensibilité à la détresse de ceux qui nous entourent, même des plus “indésirables”, s’exerce souvent au détriment de notre confort et de notre instinct d’épanouissement personnel. Mais il est bien question d’action ici et on ne peut se contenter d’un concept de justice sans accepter le prix de sa mise en pratique. certains préfèrent fermer les yeux sur la souffrance de l’autre mais la Parole nous donne un avertissement solennel qui est appelé à marquer nos consciences : « Délivre ceux qu’on traîne à la mort, ceux qu’on va égorger, sauve-les! Si tu dis : Ah! Nous ne savions pas!... celui qui pèse les cœurs ne le voit-il pas ? celui qui veille sur ton âme ne le connaît-il pas ? et ne rendra-t-il pas à chacun selon ses œuvres ? » (Proverbes 24 : 11-12)

Marcher dans la lumière et l’amour fraternel, c’est ce qui a fait la mission, mais il ne faudrait pas que l’on se glorifie d’un principe qu’on a reconnu juste en oubliant de le pratiquer…

“Que tu aimes la loyauté”

Tout engagement implique un devoir absolu de fidélité et de constance. Il arrive que nous perdions de vue les engagements que nous avons pris mais lorsque la Parole ou les frères nous rappellent notre devoir, nous savons qu’il faut à tout prix retrouver la ligne perdue, le chemin où Dieu nous veut pour notre bénédiction. L’instinct opportuniste, la préférence d’un moment nous pousseraient très vite à nous porter vers autre chose, bifurquer en cours de route et changer de voie.

Nous oublions que la loyauté est à la base d’une vraie collaboration et de toute vie d’équipe. Avoir du cœur signifie avant tout être fidèle à une ligne, ou à quelqu’un, la fidélité est toujours en rapport avec l’autre, je ne peux la considérer de manière abstraite, elle s’éprouve, elle se ressent concrètement. Mon infidélité peut compromettre la vie des autres qui comptent sur moi et s’organisent en fonction de mes paroles.

La loyauté s’exerce en priorité envers mon prochain, c’est à dire selon l’évangile de Luc (10 : 37) envers celui qui m’a fait du bien et exercé la miséricorde envers moi. c’est ainsi que je vais toujours être disponible pour prendre soin de mon ami car je me souviens du bien qu’il m’a fait aux heures de tristesse et de désarroi. Il arrive que son besoin se fasse sentir au moment où cela m’arrange le moins et risque de me ralentir dans mon activité… Là où il serait convenable de préparer sa réunion, il est possible que l’on doive écouter notre ami qui a besoin de nous… le plan de la réunion sera peut-être moins académique mais elle ne sera sans doute pas moins édifiante. Je ne peux, sous prétexte d’être pris dans des préoccupations spirituelles, refuser de prendre soin de mon frère. Sans quoi nous prenons le risque d’être surtout fidèles à nous-mêmes, et nous complaire dans des aspirations idéalistes et rêveuses. Le travail de l’amour est concret, il suppose des contraintes, des astreintes, du chamboulement de programme, etc…

La loyauté implique également la vérité. Nous sommes appelés à vivre en tant que corps et non travailler pour nous-mêmes. Je partage mes réflexions, je soumets les évolutions éventuelles de mes convictions, je dissipe les malentendus en refusant toute zone d’ombre. car sous une apparence de pudeur, le silence peut par exemple ne manifester qu’une volonté plus ou moins consciente de dominer. Il paralyse et oblige l’autre à interpréter ce que je pense, sachant qu’il n’aura finalement aucune chance d’y arriver et que j’aurai alors tout le loisir de le lui reprocher.
Mais c’est en choisissant la véritable fidélité que l’on reste uni malgré les évolutions et les épreuves. Plus qu’un devoir, c’est une vertu belle et noble dont Dieu nous dit : “aime-la !” et encore : “qu’elle ne t’abandonne pas !”. Le chemin de la loyauté est certes sans répit et parsemé de dépouillements, mais il est surtout rempli de consolations vraies et durables. La récompense pour l’homme fidèle ne se situe pas toujours où il l'attend mais elle est promise et ne le décevra pas, l’histoire de la mission nous l’a toujours prouvé.

“Que tu marches humblement avec ton Dieu”

Présentée ainsi, cette orientation générale s’oppose donc au désir spontané d’épanouissement personnel. Elle apparaît comme nécessaire car il nous faut bien reconnaître que les pensées orgueilleuses montent au cœur de l’homme avec tant de facilité qu’il nous paraît bien impossible de les éradiquer… comment peut-on lutter contre les pensées orgueilleuses ? La manière la plus simple est de les reconnaître simplement en étant bien persuadé que quel que soit le domaine sur lequel il se porte, l’orgueil est toujours mal placé. De plus, remarquons avec lucidité à quel point ce vice est un bien mauvais maître qui finit toujours par prendre à revers ceux qui s’y réfugient. « L’orgueil précède la chute. »

Il s’agit donc de dénoncer sans complaisance ce qui s’élève car “ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.” (Luc 16: 15). Au moment où nous prenons conscience de pensées orgueilleuses, humilions-nous volontairement devant Dieu et rendons-lui Gloire en le confessant de tout notre cœur. “Celui qui s’élève sera abaissé”. La recherche d’épanouissement personnel, l’envie de grandir en stature et tout ce que nous mettons en œuvre pour y parvenir ne produira que résistance de la part de l’Éternel. c’est pourquoi nous pouvons être stoppés en pleine course, interrompus dans nos projets, dépouillés jusqu’au désespoir, placés dans des situations que l’on considère comme irrattrapables. Le jour où Dieu agit, et que son œuvre vient à germer de manière inattendue, nous ne pourrons pas dire : « c’est ma main qui l’a fait ».

Les circonstances humiliantes nous enseignent à accepter nos faiblesses et celles des autres. Plutôt que de lutter contre elles pour s’en sortir la tête haute, acceptons ce qui nous est imposé et que nos aspirations se transforment en “ouverture à l’accueil” pour marcher paisiblement et humblement devant Dieu.

Si j’incline mon cœur à poursuivre ces vertus propres aux serviteurs de Dieu, alors je m’associe pleinement au plan divin et comme une pierre dans l’édifice, la bénédiction qui repose sur la maison de Dieu rejaillit aussi sur moi. Je ne peux rester en situation de “survie”, je suis appelé à participer d’une manière ou d’une autre à l’œuvre de Dieu et à ses fruits même s’ils ne sont pas strictement personnels. Puissions-nous être chacun pour notre part une source de bénédiction.

Daniel et Jérémie

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