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Demeure !

Publié le vendredi 07 décembre 2018

Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises. (2 Timothée 3 : 14)

Demeurer n’est pas un mot à la mode. On prône aujourd’hui le monde nouveau en rupture d’avec le monde ancien, ce qui s’appelle être en marche. Cette idée nous imprègne car nous sommes persuadés que « demeurer » revient à rester statique et donc mourir. Il nous faut donc bouger, rompre les amarres pour aller vers le large. Vers où ? Nul ne sait. Le monde nouveau est en marche, hypothétique et incertain, mais il est hors de question de regarder en arrière.

Il ne s’agit pas ici de politique mais d’esprit. Le monde est régi par des principes, nous sommes en république et nous en respectons les règles, mais nous sommes avant tout du royaume. Il nous faut distinguer clairement les choses pour comprendre quel est l’esprit du temps et ce qu’est l’esprit de l’Évangile.

Il est évident qu’un chrétien n’est pas statique. Mais plutôt que d’inventer un avenir, il est appelé à demeurer dans ce qu’il a reçu car c’est sur une vérité éternelle que sa foi repose. Une réalité vivante aujourd’hui et pour l’Éternité, c’est la Parole vivante du Christ. Le ciel et la terre passeront mais ma parole ne passera point. (Matthieu 24 : 35)

Voilà le socle sûr et solide sur lequel nous fondons notre foi. C’est par cette parole que nous avons été sauvés, elle n’est pas statique mais elle est une puissance de vie impérissable ! Le mouvement n’est donc pas à provoquer, il est produit par sa nature même. Il n’est pas dans la rupture mais dans le fait de demeurer, c’est le principe opposé.

Le goût du voyage de plus en plus répandu nous prive de toute méditation et de toute fidélité. Ce vagabondage, ce goût de l’ailleurs, s’oppose à l’esprit du serviteur de Dieu, il l’amène ailleurs que là où il devrait être. Car un serviteur doit toujours être là où on l’attend. L’homme en mouvement est insaisissable, il est toujours en partance, il ne demeure pas. Mais la Parole nous ordonne : toi demeure !

Celui qui est toujours en mouvement ne recherche pas le bien ni l’amour mais se recherche lui-même. Il ne construit rien. Il est le centre de ses désirs et de sa volonté, l’instrument d’une énergie inspirée par un principe purement mondain et donc diabolique.  

Tout ce qui émeut et qui attache devient vite obstacle à notre liberté, liberté que nous dépensons volontiers dans le kérosène des avions, alors qu’il y a tant de besoins par ailleurs… C’est l’esprit du monde qui nous gagne, c’est le chemin sûr de la mort dit François-Xavier Bellamy. Nous sommes devenus des êtres vides, sans âme et sans cœur et nous avons déserté la Parole. Même celui qui veut sans cesse avancer dans sa vie spirituelle s’impatiente et se décourage très vite. Plutôt que d’attendre avec calme et confiance, il cherche une manière de s’activer, il veut aller voir ailleurs.

Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut, repose à l’ombre du Tout Puissant. (Psaume 91)

Quel est mon lieu ? Beaucoup achètent une grande maison dans l’espoir qu’elle devienne une maison de famille. Pour qu’elle le soit vraiment, il faut y avoir vécu, souffert, enfanté, éventuellement que certains y soient morts et qu’en son sein on y trouve un véritable réconfort. C’est une joie lorsque des personnes, qui ont erré pendant 30 ans après nous avoir connus, reviennent chez nous à Anduze en disant : « je reviens à la maison ». Nous ne l’avons pas décidé, mais le Seigneur l’a fait devenir maison. Ces choses ne se fabriquent pas, nous avons juste à construire sur le fondement.

L’esprit du temps nous pousse à l’action en rupture avec le passé. La Parole qui est le fondement disparaît des Églises, elle est devenue le parent pauvre des cultes. C’est l’Église en mouvement, les jeunes en mission, le jeunisme religieux qui s’égare dans une quête d’avenir incertain. On nous égare loin du fondement. Aux débuts de la mission, nous chantions : « Je ne veux surtout pas avoir le bruit de vivre sans les fleuves d’eaux vives et la fécondité ». Rien ne saurait nous déraciner du rocher sûr et solide, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ce mouvement n’est pas rupture, mais le fruit de l’enracinement dans la vérité de la Parole, en Dieu par Jésus-Christ.

La politique est pour la terre et la Parole pour les enfants du royaume. Un homme d’affaires reste chrétien dans les affaires, dépendant des règles du roi. Amour, sainteté, fidélité, voilà ce qu’il poursuit. Tout en respectant les règles du marché et les principes de gestion, il est soumis à cette loi supérieure, celle de Jésus-Christ. C’est là que se trouve son moteur et la source de la vraie bénédiction. La bénédiction ne dépend pas de ce que je fais mais de ce que Dieu donne.

Que je sois riche ou pauvre, patron ou employé, je marche en chrétien selon la loi du roi. La lutte des classes c’est pour le monde, la vie chrétienne obéit aux principes du royaume : le retour à la Parole. Et cela ne se vit pas que le dimanche.

Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père. (1 Jean 2 : 24)

Qu’est-ce que le commencement ? Le commencement est la Parole de Dieu par laquelle tout a été créé, c’est le Christ qui est la Parole, qui dit la Parole et qui l’accomplit. Nous sommes appelés à nous attacher à lui et c’est celui qui fait la volonté de Dieu qui demeure éternellement. N’écoutons pas les sirènes du monde qui ringardisent avec mépris celui fait référence au passé. « Informe-toi des anciens sentiers » nous dit la Parole. N’oublie pas de qui tu as reçu l’enseignement, dit Paul à Timothée. Cela ne revient pas à dire que le vieux est bon, mais il est un socle ferme sur lequel tout doit se bâtir et prendre son sens. C’est dans ce retour au fondement qu’est le renouveau de la vie. Le socle sur lequel nous nous appuyons est vivant et puissant, c’est là que se trouve le souffle et c’est aussi le vrai repos. Tellement peu d’hommes actifs connaissent le repos de la foi !

Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : nous n’y marcherons pas. (Jérémie 6 : 16)

Demeurons sur le fondement où nous avons été placés et ne craignons pas ce qui adviendra. Le Seigneur agira car il est le mouvement. Ancrés en lui, le prenant comme pierre angulaire nous n’aurons pas hâte de fuir. Autrement dit, je n’aurai pas hâte de faire du nouveau, de prendre mon envol, de voyager… Je suis dans sa maison. La maison du père où Jésus m’attend. Je le suis déjà par la foi dans l’attente du jour où il me recueillera dans sa demeure sainte quant il le voudra, quand il m’appellera.  

Quel repos céleste Jésus d’être à toi.

Sur ce fondement, nous pouvons bâtir. De quelle manière ? En nous constituant nous-mêmes pierre vivante, à la suite des prophètes, des apôtres et de Jésus, la pierre angulaire. Ainsi nous formons un édifice spirituel et travaillons pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller. Voilà ce qu’est l’Église, le reflet de la Jérusalem céleste, notre mère. Cette dimension dépasse largement la participation au culte du dimanche matin, voire nos mornes habitudes teintées d’irritations, de jugement, de complexes ou de peurs. Nous sommes des pierres vivantes, ayant reçu l’onction de l’Esprit. C’est en Christ, l’Oint par excellence, que nous sommes oints à notre tour et c’est en lui que nous sommes appelés à demeurer.

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

La fatigue, la puissance de nos convoitises, celle de Mammon qui nous séduit, la puissance des ténèbres, l’attraction de la beauté, du mouvement, nous éloignent sans cesse du fondement. Cette séduction nous fait croire que là est la vie alors qu’elle n’est que mort. On en voit les effets jusque dans la manière d’aménager nos intérieurs. On n’hésite plus à tout changer dès que les choses sont passées de mode. Exit les vieilleries, les objets hérités de la famille, les cadeaux des amis qui ne nous plaisent plus… On estime que ce n’est plus en accord avec nos goûts (largement inspirés d’Instagram). Rien ne demeure, rien n’évoque l’idée d’un passé, rien ne parle, on se retrouve dans un intérieur de magasin suédois… Rien qui évoque un attachement affectif, aucune trace d’amitiés fraternelles. Le cadeau par excellence, c’est un voyage, car c’est la seule chose qui nous intéresse : bouger.

Cette soif de liberté marque également notre vie spirituelle. On ne veut pas réentendre ce qu’on a déjà entendu, on veut toujours du nouveau, tout est vite dépassé. « Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père. » 1 Jean 2 : 24.

Lorsque je reconnais la Parole parce que l’onction de l’Esprit que j’ai reçu me l’enseigne, je dois agir en conséquence. Si je n’obéis pas, je ne demeure pas dans son enseignement, et je quitte le terrain de l’amour du Seigneur. L’amour selon le Seigneur a un objet : j’aime les miens. Aujourd’hui, l’amour ne veut plus rien dire car il n’a pas d’objet ! On ne donne sa vie pour personne ! L’amour est une idée très générale.  Si générale qu’on est prêt à dépenser de l’argent pour des évènements ou des grands édifices, alors que les veuves de pasteurs sont sans assistance ! Voilà l’amour général. Oui, Jésus a donné à manger à la foule, mais il a donné sa vie pour les siens. « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » Voilà le véritable amour.

Les amitiés humaines peuvent se rompre, l’éros peut aboutir à des divorces et c’est un drame. L’amour agape demeure car il est en Christ, il est plus fort que la mort. L’amour dicte l’action. Par amour je vais répondre, par amour je vais agir. L’Église grandira par l’amour si nous sommes prêts à nous donner pour les nôtres jusqu’au bout. Nous avons besoin les uns des autres, une confiance s’établit car nous sommes unis au delà des principes. La bannière déployée sur nous c’est l’amour.

La communion grandit, les œuvres produites sont étonnantes. Les Thessaloniciens en avaient l’expérience, eux dont on racontait partout le travail de leur amour et l’œuvre de leur foi. C’est grâce à ces générations de croyants qui se sont aimés malgré leur humanité, certainement désastreuse et humiliante comme nous, que nous sommes croyants aujourd’hui. Le Seigneur les a ramenés à la Parole, la Parole les a ramenés les uns vers les autres pour sceller leur communion, Dieu en a été honoré et leur a donné son Esprit, de sorte que leur témoignage a atteint les extrémités du monde.

Acceptons d’être collaborateurs avec Dieu, obéissons à son commandement. Ouvrons nos cœurs à la grâce et à son Saint-Esprit pour que son œuvre se fasse sur la terre et au travers de nous. Que nous puissions accepter de vivre ce ministère qui travaille pour l’Église afin de la rendre toujours plus belle pour le jour de son retour. Demeurons-en lui, il est le garant de l’alliance et de notre unité.

Daniel & Jérémie

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