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L'amour, source du zèle dans le service

Publié le lundi 06 septembre 2010

Une ambiance de découragement tendait à s’installer ces derniers temps au sein de l’équipe, une sorte de langueur pesante touchant particulièrement les jeunes équipiers. Un manque de présence et de témoignage, une difficulté à s’exprimer, à partager, et d’autres signes du même ordre venaient confirmer le malaise. Cette paralysie nous a inquiétés et nous a fait réfléchir. Pourquoi si peu d’élan ? Que manque-t-il pour que les cœurs soient véritablement saisis par la vision de l’œuvre ?

Beaucoup de jeunes engagés sont au fait des problèmes et des manques au sein des églises, ils sont éclairés sur les dangers et l’illusion du zèle charnel qui ne produit que des fruits amers. Pour autant le zèle de l’évangile ne semble pas dévorer les cœurs, et le pas obéissant de la foi qui devrait suivre la prise de conscience du cœur mauvais ne se fait pas. On ne parvient plus à croire que Dieu puisse transformer les vies et rendre capable ceux qu’Il appelle. Les manquements nous tétanisent, l’enjeu et la difficulté de l’œuvre nous paralysent, le zèle et le dynamisme ne sont plus que des mythes que nous considérons avec un sourire désabusé. Ne restent alors que découragement, inertie, froide passivité, indifférence voire jugement, mépris des autres et de soi. Rien n’est pire que d’être statique et sans élan, avec le sentiment de subir les événe­ments, en redoutant tout engagement supplémentaire. Alors la révolte s’installe dans le cœur, la tension devient insupportable et beaucoup se réfugient dans la réaction du serviteur méchant et paresseux, faisant le reproche au Maître de les avoir choisis malgré son incapacité.

On peut ainsi en arriver à blasphémer son ministère. Or, un chrétien ne méprise pas, pas même son ennemi. Il ne jette pas le discrédit sur les autres ou sur lui-même, car il mépriserait ainsi la grâce souveraine qui le sauve et qui seule peut sauver les perdus. Dans une telle attitude, il ne saurait espérer quelconque développement de son ministère.

La Parole décrit cette langueur et ce dépérissement dans Esaïe 10 : 16. Ce mal s’observe parmi notre génération, nous pourrions aisément nous retrouver dans cette description.

« Je punirai le roi d’Assyrie pour le fruit de son cœur orgueilleux et pour l’arrogance de ses regards hautains. Car il a dit : "C’est par la force de ma main que j’ai agi, c’est par ma sagesse, car je suis intelligent (…)". La hache se glorifie-t-elle aux dépens de celui qui s’en sert ? Ou la scie est-elle arrogante envers celui qui la manie ? Comme si le bâton faisait mou­voir celui qui le lève, comme si la massue soulevait celui qui n’est pas du bois ! (…) C’est pourquoi le Seigneur, l’Éternel des armées, enverra le dépérissement parmi ses hommes corpulents. »

L’esprit de conquête qui motive généralement les hommes de ce monde peut également nous gagner et imprégner notre engagement ou nos idées d’évangélisation. Le conquérant ne doute pas de lui-même, de ses projets ; il refuse toute faiblesse et toute forme de dépendance. Tout repose sur ses intentions orgueilleuses, ses capacités, son optimisme. Alors Dieu frappe de langueur, et le dépérissement s’abat sur les jeunes hommes.

Le croyant est pourtant appelé à se fortifier en vue de l’action. « Ayez du zèle et non de la paresse, soyez fervent d’esprit ». Or il est évident que nos moments de prière sont davantage marqués par la léthargie que par la ferveur, c’est à peine si les plus jeunes prononcent l’ « Amen » d’approbation. Nous avons besoin de connaître cette « pression intérieure » qui contraint au combat pour ceux qu’on aime, avec cette préoccupation du cœur que parfois seul un soupir peut exprimer tellement l’étreinte est forte.

Cet élan se reçoit : c’est l’Esprit de force, d’amour et de sagesse que Dieu veut nous donner. Il s’agit de se séparer de l’esprit de timidité et de crainte qui ne vient pas de Dieu, et de recevoir ce que Dieu donne. L’acte de foi consiste donc à rejeter ce qui ne vient pas de Dieu pour recevoir ce qu’Il nous propose. Refuser cette obéissance revient à pécher comme le serviteur méchant et paresseux qui reproche au Maître sa propre incapacité. Il se nourrît de cette idée : « les autres sont mieux équipés, ils n’ont qu’à le faire… ». Mais il se pourrait qu’un jour que le Seigneur dise à son tour « J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire ». Nul ne pourra alors répondre : « Oui, mais je pensais que l’autre le ferait ». Si je constate un besoin, je suis responsable d’y répondre dans ce que je peux, la situation me concerne. Soit j’aide quelqu’un d’autre à y répondre, soit je m’y emploie personnellement, mais je ne peux passer outre, sous peine de pécher par lâcheté.

Devant l’engagement, certains expriment la peur d’eux-mêmes : « Je me connais » disent-ils. Pourtant le Seigneur nous connaît bien mieux que nous-mêmes, il nous a choisis en toute connaissance de cause. Tous les prophètes de l’ancienne alliance sont passés par cet état de stupeur face à l’appel de Dieu, se sentant comme des enfants inaptes et pas suffisamment prêts, mais ils ont accepté d’être saisis et vaincus comme le dira Jérémie malgré les épreuves dont l’intensité atteignit parfois l’insupportable : « Tu m’as séduit, Éternel, et je me suis laissé séduire ; tu m’as saisi et tu as vaincu » (Jérémie 20 : 7).

Le vrai zèle est reçu dans un esprit d’obéissance et non de conquête. L’ordre « fortifiez-vous » vient après l’exhortation à obéir aux parents, aux maîtres. L’appel au combat vient après avoir reçu les consignes et seuls ceux qui ont accepté cette obéissance sont efficaces au combat. La vraie motivation ne vient pas d’un objectif à atteindre mais de l’amour. Dans l’ancienne alliance, l’esclave peut acquérir sa liberté après l’année de relâche. Soit il partira à la conquête de son avenir de manière indépendante avec ses propres ressources, soit il choisira l’obéissance parce qu’il aime son maître et veux continuer à le servir.

C’est dans cette acceptation que l’on reçoit les armes pour le combat. Le croyant vit dans l’esprit d’obéissance et non dans le désir d’émancipation ; c’est la loi d’amour qui guide et oriente son cœur. La conquête est solitaire, en vue de la reconnaissance, pour s’extraire de l’ensemble et se distinguer des autres, tandis que le service par amour et obéissance confère une autre puissance. Le soldat ayant accepté de servir de tout son cœur au sein de cette armée sera gradé par l’autorité, reconnu par l’ensemble. Elisée obéissait, mais pas de manière servile : il a choisi d’être fidèle et dépendant jusqu’au bout. C’est ainsi que l’action surnaturelle de l’Esprit animera le serviteur soumis, pour le revêtir de puissance et le conduire dans les œuvres du Père.

Lorsque Paul exhorte ses frères à l’obéissance, il veut donc les envoyer au combat et faire d’eux des hommes fortifiés, fermes. Le combat dans l’œuvre de Dieu est une réalité incontournable, il se livre non contre la chair et le sang mais contre « les puissances, les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Ephésiens 6 : 12). Un tel combat ne peut tolérer la passivité intérieure. Est-il possible d’être dans une armée sans se soucier du combat, sans mobiliser toutes ses facultés, et préparer ses armes pour le livrer ? Etre engagé dans une œuvre signifie agir en personne concernée par tout ce qui touche de près ou de loin à cette œuvre : cela nous regarde et on s’en préoccupe. On ne peut se contenter de faire son travail comme un simple exécutant. La vie intérieure de prière et de recherche de la volonté de Dieu anime le serviteur dans tout ce qu’il entreprend. Dans les difficultés il a recours à la prière, il mobilise ses frères, il cherche à ce que le Seigneur se glorifie dans les situations qu’il traverse, en vue de la victoire.

C’est l’amour qui nous sort de la léthargie, le fardeau des âmes, des perdus et des frères dans le besoin. Lorsqu’on aime ainsi, tout les sens sont en éveil. Le cœur est ému de compassion, une compassion qui embrasse tout l’être, les sentiments, les raisonnements, le corps, la maison. C’est le cœur du berger ; le berger donne sa vie pour ses brebis, à l’inverse du mercenaire qui se repaît de ses brebis, qui cherche à en tirer un quelconque avantage et qui prend tout au lieu de se donner. « Voyez quel amour Dieu a manifesté en nous appelant enfants de Dieu, et nous le sommes » parce que nous avons cru. « Si tu connaissais le don de Dieu », disait Jésus à la Samaritaine.

Nous ne pouvons recevoir le don de Dieu sans nous donner à notre tour à lui, à son troupeau et à tous ceux qu’il nous donnera à aimer. Plus que des désirs ou des envies, c’est un amour éternel qui ne connaît pas de limites ; le Seigneur lui-même nous a aimés jusqu’au bout. Cette loi triomphe de toute autre loi, elle nous donne la force d’aimer à sa mesure. Saisis par cet amour, nous sommes conduits par le zèle selon Dieu pour accomplir les œuvres bonnes et magnifiques qu’Il veut nous confier. Il suffit de discerner son amour, de savoir à qui il s’adresse pour nous y donner alors sans compter. Rejetons toute crainte et toute langueur, pour consacrer à nouveau notre vie au bon berger et marcher comme lui-même a marché.

Fraternellement,

Vos Daniel et Jérémie

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