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La vocation céleste

Publié le dimanche 09 décembre 2012

Lors de nos derniers déplacements, plusieurs amis nous ont fait part de leur besoin d’être renouvelés dans la vision du service. Le quotidien souvent harassant, l’usure du temps, les déceptions de la vie, voire du ministère, sont autant de réalités qui nous contraignent à reconnaître que le cœur n’est plus « porté » comme avant. Les jours s’ajoutent aux jours, nos forces s’amenuisent, à partir de 30 ans il semblerait qu’on soit déjà du mauvais côté de la pente… Un esprit abattu qui le relèvera ? Pour nous, nous savons en qui nous croyons mais qu’en sera-t-il des autres, de nos enfants, de ceux qu’on aide : arriveront-ils au bout ? Comment relever l’âme découragée sans mettre du nitre sur la plaie d’un cœur déjà affligé ? Les amis de Job n’ont dit que des vérités, mais elles n’ont fait que désespérer davantage leur ami, car elles n’avaient pas été dictées par Dieu.

Un texte a particulièrement attiré notre attention :

« c’est par la foi que Moïse, devenu grand, renonça au titre de fils de la fille de pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de jouir pour un peu de temps des délices du péché : il considérait l’opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, parce qu’il regardait à la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte sans craindre la colère du roi : car il tint ferme, comme s’il eût vu Celui qui est invisible » Heb. 11 v 24 à 27

En quelques mots est ici résumée la seule raison propre à nous renouveler dans notre service. Loin de la « culture du résultat » et des moyens, la Parole nous invite à regarder ailleurs : vers le Seigneur et son ciel.

L’appel à redoubler d’effort, la nécessité de renoncer encore et toujours plus, ou de s’humilier plus profondément, ne sont jamais présentés comme des objectifs, ni comme des moyens à mettre en œuvre pour éprouver un renouveau. Si nous pensons devoir offrir plus de sacrifices et faire preuve de plus d’abnégation, nous risquons de nous retrouver fort dépourvus à l’heure où nous réaliserons que rien n’a changé. On peut toujours se consoler en se disant qu’il y a pire que nous, mais tous ces arguments, sont-ils suffisants pour donner une motivation ?

Qu’elle est difficile à faire comprendre la voie qui conduit au renouveau de zèle et d’amour ! Le renouveau de zèle n’est pas une philosophie, mais la révélation du Christ, afin de voir comme Moïse « Celui qui est invisible ». Le regard de foi est souvent bien théorique, il ne parait pas suffisant. On s’efforce de ne plus regarder aux autres ni à soi, mais où regarder ? « Cherchez les choses d’en haut » nous dit la Parole, mais comment ?

Nos vocations peuvent naître de situations très humaines et émouvantes, mais c’est encore de l’homme qu’il s’agit. Or, le Seigneur est au centre de toute vocation chrétienne : du début jusqu’à la fin. Sur le chemin de Damas, c’est le Seigneur Jésus que Paul a rencontré, ce que Moïse a vu pour pouvoir supporter ce qui l’attendait, c’est encore le Seigneur. Il a vu Celui qui est invisible ! Tout cela pour dire que le fondement de notre vocation n’est pas ce que nous sentons ou voulons, mais bel et bien la rencontre avec le Seigneur. Et c’est lui qui nous ouvre le chemin du ciel.

« C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même lorsque notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car un moment de légère affliction produit pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. Aussi nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont momentanées, et les invisibles sont éternelles. » 2 Cor 4 : 16

Le regard de foi consiste à croire ce que je ne vois pas, ce qui est imperceptible au niveau humain. Les sens sont donnés pour percevoir les choses d’en bas, tandis que les choses invisibles se saisissent par la foi seule. La chair a été crucifiée pour nous faire voir l’invisible. Tel est le combat que nous sommes appelés à mener avec nos frères, pour que nos yeux soient illuminés et ramenés sans cesse à cette foi par l’Esprit de Christ. Lorsque les frères s’unissent pour chercher le Seigneur ainsi, la bénédiction est promise. Apprenons à contempler la gloire du Seigneur et à écouter l’Esprit qui nous rappelle ce qui est dit de lui dans la Parole. Les choses célestes s’estompent à nos yeux dès lors que nous nous attardons à regarder le visible, mais en regardant l’invisible, l’Esprit agit pour revigorer notre âme par une parole. Moïse a eu le courage de prendre position, non parce qu’il était vaillant, mais parce qu’il voyait Celui qui est invisible.

Certains croyants semblent vouloir démontrer que l’on peut être heureux tout en vivant « autrement » la vie chrétienne. Or la Parole montre qu’on ne peut avoir sa part dans la vie et dans le ciel.

Ceux qui se disent heureux sans servir le Seigneur le sont peut-être maintenant, mais il est peu probable qu’ils le soient dans l’éternité… Car ce sont ses serviteurs qui le serviront au ciel, c’est-à-dire ceux qui le servent déjà sur la terre. Etre heureux en vivant pour son ventre est davantage un signe de malédiction qu’autre chose. Si le bonheur d’internet nous a séduits au point d’y passer des heures, c’est que nous sommes bien loin des choses de l’Esprit. La recherche du plaisir peut nous tyranniser au point d’oublier cette vérité : ne pas servir le Seigneur c’est se perdre. Etre heureux en négligeant les choses éternelles est un bonheur passager qui peut devenir notre malheur éternel. « Toute fleur périt, les grandes joies ont un lendemain mauvais, quand elles ont un lendemain. » disait Honoré de Balzac. L’arrogance des gens heureux appelle une seule réponse : « Profitez de votre bonheur, il ne durera pas ! ».

« Il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix du Christ ; je vous en ai souvent parlé et j'en parle maintenant encore en pleurant : leur fin, c'est la perdition ; leur dieu, c'est leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu'aux choses de la terre. Pour nous, notre cité est dans les cieux ; de là nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps glorieux par le pouvoir efficace qu'il a de s'assujettir toutes choses. » Philippiens 3 v19

S'attacher au visible plutôt qu'à l'invisible c'est accorder davantage d'importance à ce qui est passager et parfois illusoire, qu'à ce qui est vrai et éternel ! Or, il nous faut conduire les autres vers ce qui est vrai, car nous aurons des comptes à rendre. Lorsque nous sommes préoccupés par notre bonheur et par notre folle liberté, nous ne pratiquons plus la charité et ce que nous devrions faire au plus petit nous indiffère. Nous voudrions connaître la liberté, mais sommes nous libres d’aimer ? Sommes-nous libres de dépenser nos biens, notre temps, pour le Seigneur et les choses de son royaume ? La croix ne se limite pas à l’expiation de nos péchés, elle est aussi crucifixion de nos désirs, qu’ils soient mondains ou pieux ! Beaucoup de religieux s’imposent des interdictions mais Paul dit qu’elles ne sont que satisfaction charnelle, c’est-à-dire ramenées au rang des plaisirs mondains ! Mais qu’en est-il de la loi du Roi, la loi de liberté qui est l’amour ?

Puisque ma cité est dans les cieux, alors j’accepte de perdre sur la terre, je supporte l’insatisfaction et l’échec. Si mon cœur est attaché au ciel, je vis la vraie liberté car ma récompense est ailleurs. Notre âme est sauvée, elle est cachée avec Christ en Dieu. Le Seigneur veille sur ceux qu’il a sauvés, car ils sont à lui et il veut les conduire aux choses spirituelles qui sont éternelles, leur vraie richesse. Ainsi, Il nous tient en lui et nous ramènera dans son tabernacle éternel. Cette destinée est notre ligne de mire, elle est la récompense qui nous fortifie dans notre course pour aller de l’avant.

Après toutes les épreuves qu’il a subies et la solitude de la fin de son ministère, Paul ne se charge pas de son passé comme un poids et une force qui pourraient le retenir.

« Oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus. »

Un poids doit être déchargé de nos épaules, celui de la culpabilité liée à notre passé. Celui qui accuse c’est le diable et nous ne pouvons donner raison à l’accusateur qui veut nous détourner du but. Se laisser écraser par le passé signifie que l’on ne croit pas au pardon, ni à la grâce, on perd alors de vue la vocation céleste. C’est un sacrifice que de perdre le poids de ses souffrances et d’accepter d’aller de l’avant ! Je ne peux dire à Dieu « libère-moi » si je ne suis pas d’accord d’abandonner souffrances et griefs, en vue de recevoir par la foi, la consolation qu’il veut m’accorder. On peut penser qu’oublier le passé rend les blessures et les souffrances inutiles : c’est une tentation diabolique qui nous empêche de courir, car l’accumulation des douleurs nous ankylose et paralyse toute action.

Certes, Il y a des indications et des instructions à tirer de nos expériences passées, elles servent aussi à comprendre le présent. Mais elles ne doivent pas compromettre l’avenir. Lorsque je cours, je m’éloigne et je laisse derrière moi le passé, en acceptant la distance qui m’en sépare toujours plus, au fur et à mesure que je cours.

Mettons notre vocation et l’appel du Seigneur au-dessus de toutes choses. Il nous a appelés, il a scellé notre foi qui subsiste malgré les épreuves. Il nous a adressé une vocation céleste en vue du royaume et de la connaissance du Seigneur. Notre but est de le connaître.

Fonder une église, créer une œuvre sont un fruit et non un but, car le but c’est le Seigneur, le bien suprême. S’Il n’est pas mon but, je serai déçu, car le résultat de mes actions ne correspondra pas à mes attentes et je m’arrêterai. Or, si ma vocation est céleste, il ne s’agit plus de moi, mais du Seigneur, et aucun obstacle ne sera insurmontable.

Ceux qui poursuivent ce même but marchent ensemble car ils acceptent de tout laisser pour suivre le Seigneur. Le reste devient alors secondaire, dans la mesure où cet axe fondamental est la connaissance du Seigneur et le prix de la récompense céleste. C’est ainsi que nous pouvons dire « au point où nous sommes parvenus, avançons ensemble » Philippiens 3 : 16.

Cette vision n’est pas affectée par nos blessures et autres préoccupations. Elle rend tout le reste secondaire, car la vocation est spirituelle : elle nous élève vers le haut et nous renouvelle sans cesse au sein des détresses terrestres qui peuvent nous être imposées. Que notre église grandisse ou diminue, nous pouvons le vivre en paix car notre cœur est attaché en haut. Ce que nous faisons ne nous rassurera jamais complètement, nous devons comprendre que nos œuvres ne sont que des concrétisations temporelles d’une vocation qui n’est pas terrestre, mais céleste.

Si notre part n’est pas dans la vie mais dans l’éternité, alors nous ne regretterons rien. Nous aurons certainement de quoi nous repentir, mais surtout, nous aurons beaucoup à croire, jusqu’au jour où la joie éternelle couronnera notre tête.

Cette joie nous est redonnée lorsque nous revenons à notre vocation céleste. Le renouveau intérieur ne vient pas d’une recette qui va tout changer, il vient de Lui et de l’acceptation de notre appel. Je ne crois pas seulement un jour, je crois maintenant en Christ ressuscité, qui règne à la droite du Père et qui me prépare une place auprès de lui, dans sa gloire.

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