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Les Objectifs du chrétien

Publié le samedi 23 février 2019

« …ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts.

Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » (Ph 3 :7-14)

L’apôtre Paul fixe ici ses objectifs qui concernent par extension tous les croyants. C’est en les poursuivant qu’il devient possible de marcher ensemble selon l’expression très souvent reprise aujourd’hui. En effet, pour qu’une telle marche soit possible, il nous faut être sur le même chemin et suivre la même direction. Au passage, notons que la doctrine du salut par la foi seule que Paul a lui-même exposée aux Eglises n’est pas une assurance légère qui conduit dans une vie passive. La véritable sécurité est donnée dans l’acceptation de la vérité, des avertissements et des réprimandes, l’acceptation de la croix. Rien de commun avec le triomphe léger dont se vantent certains évangéliques. On ne se rassure pas à bon marché, à force de relativisme qui conduira finalement à une léthargie bien éloignée de la course décrite par Paul. Malgré la certitude du salut, Paul cherche à obtenir ce qu’il a déjà. Nous avons de la peine à comprendre une telle chose : je ne peux chercher ce que j’ai déjà ! Mais Paul court pour saisir car il a déjà été saisi. Nous sommes chrétiens car nous avons été saisis par Jésus-Christ, il a payé le prix de notre salut et il nous invite à entrer dans cette course avec une orientation bien précise. 

Il est aisé de trouver aujourd’hui des leaders qui « font bouger les choses » et embarquent les chrétiens dans des projets qui n’ont aucun sens, en tous les cas ils ne poursuivent pas les objectifs décrits ici par Paul. On répond volontiers au slogan « bouge ta ville », mais on ne sait dans quel sens il faut bouger. Qu’est-ce qui anime nos cœurs ?

Si nous avons d’autres objectifs que ceux qui nous sont présentés dans la Parole, nous ne pourrons recevoir l’encouragement du Saint-Esprit pour pouvoir persévérer. Le Seigneur ne nous donnera pas des forces pour courir dans le désert n’importe où à la manière de Forest Gump. L’objectif qu’il nous donne n’est certes pas toujours celui que nous rechercherions naturellement. Les Coréens réalisent qu’ils sont en train de s’égarer dans leurs orientations en poursuivant le modèle expansionniste anglo-saxon. Ils avaient pourtant connu un réveil il y a quelques décennies.

Cet égarement nous menace tous, dès l’instant où nous entreprenons nous-mêmes ce que Dieu a promis qu’il ferait. Notre responsabilité est de poursuivre le but que le Seigneur nous assigne, et dans cette obéissance, nous sommes alors au bénéfice de sa promesse.

Le premier but est de le connaître comme il faut le connaître.

« Je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. »

Ce qui signifie, union à lui, communion dans ses souffrances et dans sa résurrection. Mise à mort de la chair, de la fausse justice qui provient de la loi. Aucune bonne chose ne peut couvrir notre péché. Nous remarquons parfois que l’on tient beaucoup à sa culture, par exemple. La culture est avancée comme alibi pour justifier de mauvais comportements : « ce n’est qu’une question culturelle » dit-on ! Pouvons-nous vraiment nous réfugier derrière notre culture pour ne pas obéir à ce que le Seigneur ordonne dans sa Parole ? Tous ces prétextes ne sont que des freins dans notre course.

Ce que je suis, je le suis et je le porte comme un poids. Voilà de quoi la crucifixion de la croix libère. Je n’ai pas à conserver quoi que ce soit qui ait de la valeur à mes yeux. C’est alors que je pourrai connaître le libérateur et le faire connaître, car j’ai tout en Lui. Il a été fait pour moi sagesse, justice, rédemption, c’est à dire tout ce que je n’ai pas en moi-même. Voilà la véritable assurance. Le réconfort en soi-même sera toujours insuffisant, mais si je le cherche Lui, alors je trouverai l’assurance.

Le Seigneur me ramène toujours vers le vrai but : le connaître. « Mon cœur dit de ta part : cherchez ma face. » (Ps 27 :8) Celui qui cherche trouve, et nous pouvons le chercher car il nous appelle, c’est une grâce.

« Oubliant ce qui est en arrière, je cours. »

Ce qui ajoute souvent au poids, c’est le regard sur le passé. Ce qui a été fait ou ce qui ne l’a pas été et qui pèse comme un regret. Ces erreurs et ces fautes qui nous humilient et nous blessent, ce que nous ne pouvons refaire car il est trop tard. Si nous voulions trouver dans notre passé quelque assurance pour notre marche aujourd’hui, nous voilà donc démunis. Les quelques éléments positifs n’effacent pas les remords qui nous interdisent tout sujet de gloire pour nous justifier.

« Au bout de ma longue carrière, comme un songe seront mes ans » dit un chant. Voilà le sentiment que l’on peut avoir en regardant le passé. Les quelques succès appartiennent au passé et ne nous servent de rien pour aujourd’hui. Ne restent que notre misère et la grandeur de la grâce. Ce qui aurait pu être un gain, considérons-le comme une perte. Notre assurance est ailleurs que dans nos acquis. Lorsqu’il faut de nouveau prêcher et le faire de manière profonde et inspirée, de manière à ce que les cœurs soient marqués et qu’un fruit durable soit porté, nous nous sentons bien pauvres. Nos œuvres ne nous suffisent pas car il y a tout le reste qui nous décourage et nous ne savons sur quoi nous appuyer.  

Nous pouvons évoquer le passé comme un témoignage mais pas comme un exemple. L’exemple écrase, le témoignage amène à fixer les yeux vers le même but. Nous ne pouvons pas dire non plus : « puisque cela ne s’est jamais produit jusqu’à maintenant, alors cela ne se produira jamais », ce n’est pas le sens de la course ! Il nous faut oublier ce qui est en arrière pour pouvoir courir sans entrave.

L’autre but à poursuivre est la perfection. « Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. »

Il manquera toujours quelque chose pour atteindre la perfection, et cette insuffisance nous condamne. Qui est parfait ? Dieu seul est parfait. Celui qui prétend avoir atteint la perfection touche en réalité le sommet de l’orgueil.

Oui, nous sommes loin de cette perfection, mais nous le sommes pourtant déjà en Christ car l’auteur de l’épître aux Hébreux dit que Christ a amené à la perfection pour toujours tous ceux qui sont sanctifiés. (Heb 10 :14). Nous sommes donc déclarés saints en Lui (sainteté étant synonyme de perfection pour le Seigneur).

La justice de Christ nous sauve, bien qu’elle soit une injustice à nos yeux, car il est impossible qu’un innocent paie pour des coupables au regard des lois humaines. Nul ne peut donc s’emparer de la loi pour condamner les autres, car le même jugement s’appliquera aussitôt sur lui. Nos principes de justice sont anéantis, c’est d’une autre justice dont nous avons besoin, celle que nous recevons par la foi et en dehors de nos mérites.

Notre esprit de jugement est toujours en relation avec la loi et il s’intensifie à mesure que nous perdons de vue le but, le véritable objectif. C’est ainsi que la division s’installe. Bien sûr nous cherchons à respecter la loi des hommes, mais tout en demeurant soumis à une loi supérieure, la loi de Christ qui est une loi d’amour. Contrairement aux lois humaines, cette loi acceptée va créer la communion et la réconciliation. Mon objectif est-il de faire la loi aux autres ou de me soumettre à la justice de Dieu dans l’amour ? Cela change radicalement de perspective et d’esprit. Je ne peux collaborer avec des personnes à qui je fais la loi.

Nous sommes saints en lui si nous poursuivons cette sainteté. L’exégèse du verset d’Hébreux semble indiquer un présent progressif de sorte que nous pourrions traduire : « Il a amené pour toujours à la perfection ceux qui sont se sanctifiant».

Nous jouissons de la perfection si nous la poursuivons, non pour l’obtenir, mais dans la confiance que nous l’avons déjà en Jésus-Christ. Sans quoi nous serions voués à une quête perdue d’avance. C’est pourquoi Paul pouvait s’adresser aux Eglises en faisant des reproches tout en les appelant « les parfaits », ils le sont déjà malgré leurs fautes ! Voilà comment le Seigneur voit son Eglise. Il ne porte pas un regard accusateur, il nous met au bénéfice de son œuvre qui est sainte et parfaite. Si nous ne comprenons pas cela, aucune assemblée ne nous satisfera et nous serons tout le temps déçus, découragés. En nous focalisant sur les défauts de caractère et les fautes des autres, nous allons sombrer.

Le rassemblement des frères est le lieu de gloire et de victoire, là où se concrétisent les réalités spirituelles qui souvent nous échappent. L’œuvre de Dieu dépasse « le bien-faire », c’est lui qui l’opère malgré nous et malgré tout. L’Eglise est appelée à refléter la gloire du Seigneur et à la confesser par les cantiques et les prières. Si nous donnons à la chair, aucune action spirituelle ne s’opère et nous freinons l’accroissement de l’Eglise. Il convient donc de discerner l’œuvre de Dieu dans le cœur des frères et de les appeler comme Dieu les appelle, c’est à dire saints.

Si des réprimandes sont adressées, (comme Paul l’a fait pour Corinthe), c’est dans le but de reprendre la course et de chercher ce qui nous est demandé de chercher. « Reviens à moi » nous dit le Seigneur. Il a compassion de celui qui se repent et reprend de nouveau la marche. La sanctification n’est pas réservée aux groupuscules piétistes (qui s’appuient essentiellement sur les expériences personnelles et leur vie intérieure). Nous n’abandonnons pas le but, mais nous marchons avec l’assurance que nous avons déjà par la foi ce que nous poursuivons.  

 Reste alors le but suprême : obtenir le prix de la vocation céleste en Jésus-Christ, la recherche du ciel et de Jésus dans la gloire.

Nous ne suivons pas une idéologie humaine qui ne mène qu’au désert et à la mort, mais ce qui est tracé devant nous, c’est une route conduisant vers l’éternité. Attachons-nous au Seigneur pour qu’il nous guide lui-même jusqu’au but qu’il nous propose. Il s’agit de l’espérance proposée, non d’un vague espoir que les croyants ont souvent tant de peine à définir. Les fruits, les bénédictions terrestres, un ministère reconnu, tout cela pourrait bien prendre la place du vrai but, si nous ne veillons pas.

Nous avons déjà en Christ tout ce qui nous est promis, de sorte que nous jouissons de ses bienfaits lorsque nous nous présentons devant le Père. Quand les puissances mauvaises se manifestent, nous ne pouvons rien opposer, sinon la confession de la réalité invisible de la gloire de Christ dans les lieux célestes. C’est au travers de cette révélation que je transmets la vie, cette eau qui descend d’en haut et qui désaltère, cette eau dont nous avons tant besoin pour notre marche. Ce n’est pas une image. Jésus est vivant et ressuscité, assis à la droite du Père, il est prince de la vie et la communique déjà à ceux qui le cherchent. Le but ultime, c’est la plénitude de sa connaissance dans le ciel, le voir face à face dans l’éternité, associés à la nuée de témoins. Voilà vers quoi doit tendre notre course.

« En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. » (Ps 127 :2)

Que le Seigneur nous pardonne de courir et de peiner pour rien en poursuivant d’autres buts que les siens. Ce qu’il nous donne est bien plus précieux ! Fixons nos regards sur le but suprême et entrons dans la carrière qui nous est ouverte.

Daniel & Jérémie

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