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Porter du fruit

Publié le dimanche 30 septembre 2018

« Le père sera glorifié en ceci : c’est que vous portiez beaucoup de fruits » Jean 15v8

Porter du fruit est le sens même de notre appel et de notre vocation. C’est ainsi que le Père sera glorifié. Il est donc légitime que ce soit notre préoccupation principale. Les fruits ne sont pas seulement l’accroissement de l’Eglise et les conversions mais toutes les manifestations d’amour et de services que produit le travail d’un vrai chrétien.

Avoir été appelé par Dieu signifie avoir été choisi pour un but : porter beaucoup de fruits, afin que le Père soit glorifié. Affirmer avoir reçu un « appel » peut donc s’avérer être une prétention si les fruits attendus ne sont pas au rendez-vous. Il se peut aussi que nous n’ayons pas vraiment obéi à ce que le Seigneur nous demandait et le but n’est pas non plus atteint.

Ces considérations nous invitent à réfléchir sur nos vies et ce qu’elles produisent. Cependant, une réalité est propre à nous rassurer : est contenu dans l’appel la force d’y obéir, mais aussi la promesse que nous ne travaillerons pas en vain. Car les moments de stérilité pourraient bien nous en faire douter.

Nous ne sommes pas appelés à vivre dépouillés de tout, sans manifester aucun fruit pour le Seigneur. Il y a une finalité à tout ce que Dieu fait : porter des fruits qui nous suivront dans l’Eternité.

« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » Apocalypse 14v13

La prise de conscience de notre indignité et du prix à payer peut parfois nous faire perdre pied. Mais il s’agit avant tout de considérer le choix du Seigneur et de ne pas perdre de vue le but de son appel, afin d’y répondre sans cesse dans un esprit d’obéissance et de foi.

Devant l’absence de fruit, il est donc impossible de se résigner. Servir le Seigneur est bien autre chose que de partir à l’aveuglette en battant l’air. Pour qu’un sarment porte du fruit, il doit être émondé et il faut bien dire que beaucoup de croyants s’arrêtent à cette première difficulté, au point d’en devenir infidèles à l’appel. Ils n’acceptent aucune réprimande, aucune remise en question et les fruits ne sont pas portés.

Si nous acceptons d’être émondés, c’est parce que nous poursuivons le même but que Dieu lorsqu’il nous a appelés. Une chose est certaine : l’absence de fruit ne vient pas du fait que le Seigneur ne veuille pas nous en donner, il nous a choisis pour cela ! Ce ne peut être non plus la faute des circonstances et des hommes. Il est possible aussi que j’en désire pour autre chose que pour Sa gloire et que mes motivations doivent être purifiées.

Celui qui porte du fruit sera conduit dans la reconnaissance, il aura l’impression que c’est bien malgré lui. C’est l’effet de la grâce seule et il ne peut se les accaparer. Oui, l’appel est puissant, de telle sorte qu’il nous permet d’aller au bout et de porter beaucoup de fruit, malgré tout ce que nous sommes. Nous ne sommes pas destinés à un sacrifice inutile. Certes, il existe des périodes difficiles et parfois éprouvantes pour la foi, mais nous devons engager notre âme pour saisir sans cesse le but de notre appel.

« Mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. »

1 Corinthiens 15v58

Comment donc abdiquer devant l’échec ou la médiocrité ? S’y abandonner n’est pas honorer l’appel et la volonté de Dieu. Beaucoup ont négligé cela et ne se sont guère préoccupés du fruit qu’ils portaient, tant dans leur vie personnelle que dans leur service pour l’Eglise. On observe que plusieurs se sont fourvoyés quant à la foi et leur vie est loin d’être exemplaire lorsqu’elle n’est pas finalement scandaleuse.

Nous sommes tous appelés au sein de situations différentes. Les disciples choisis par Jésus étaient de conditions très diverses, mais l’appel est unique car il vient du même Seigneur. On ne peut évoquer les conditions favorables ou non pour expliquer une vie stérile. Nous n’avons aucune excuse pour nous en contenter. Il se peut que nous ayons négligé et méprisé le but de Dieu, pensant que les choses allaient se faire d’elles-mêmes sans que nous nous en préoccupions. Il ne s’agit pas de chercher du côté des efforts, mais de savoir prendre à cœur ce qui glorifie Dieu. Il ne s’agit pas de se contenter d’avoir obtenu une place ou un certain statut dans l’Eglise et de perdre de vue notre vocation et ce que Dieu attend de nous.

Il peut arriver aussi que l’on déconsidère ses fruits. Le découragement nous aveugle parfois au point de nous voiler complètement l’œuvre de Dieu. Alors d’autres vont la voir et nous rassurer. Ceux qui nous accompagnent peuvent rendre témoignage de nos fruits plus que nous même.

Chercher à porter du fruit n’est pas une convoitise dans l’idée d’un enrichissement personnel. Le but n’est pas notre satisfaction propre mais bien de glorifier le Seigneur. Parmi tous ceux qui sont appelés en notre sein, il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de riches. Pourtant, peu à peu, certains le sont devenus. C’est une bénédiction dans la mesure où ils veillent à ne pas se glorifier de leur richesse. La Parole exhorte les riches de manière toute particulière et pour le moins inattendue : qu’ils se glorifient de leur humiliation !

 « Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation ; car il passera comme la fleur de l’herbe » (Jacques 1v10)

Devant de telles déclarations, tous sont confondus, tout critère d’évaluation s’effondre. Devant l’appel de Dieu, le chemin est le même pour tous.

Seule, la Parole est propre à ranimer notre zèle. Notre piété n’est pas une idée nostalgique, une sorte d’aspiration incrédule et vaporeuse, sympathique peut-être, mais négative au niveau spirituel. La Parole a la puissance de créer et de donner la vie. Elle sanctifie ceux qui l’entendent, elle n’est pas donnée pour nourrir des vœux pieux. C’est une Parole d’autorité qui nous dit : « porte du fruit ! » Et cet impératif n’est pas négociable.

De la même manière, il nous dit : « demeurez en moi ! » La recherche des fruits peut en effet tourner à l’obsession, même dans la vieillesse. Elle pousse à l’action, mais parfois au point d’en oublier le chemin. C’est une course fébrile et agitée pour entreprendre une multitude de choses sous prétexte de servir le Seigneur. Attitude très courante dans le monde religieux. On a négligé le reste, c’est à dire la manière. On se détache du tronc d’où provient la sève  qui seule donne la vie.

Tout le chapitre 15 de Jean (et d’autres encore) parle d’une seule et même réalité qu’il faudrait embrasser tout entière. C’est toute la vie du serviteur appelé. Notre esprit ne peut en saisir toute la portée, mais ces mots sont toujours à méditer pour affermir notre vocation et notre élection. Si nous apprenons à aimer ces choses, nous aurons toujours soif de Dieu et de sa plénitude, car il est impossible de connaître la satisfaction d’avoir compris. « J’ai soif de ta présence » disait un chant,  mais sait-on où il faut boire ?

Jésus se présente comme un ami et ne nous laisse pas avec des ordres auxquels il nous faut obéir sans nous en montrer le chemin. Il nous fait connaître tout ce qu’il a connu du Père. Je ne peux donc dissocier cette volonté des indications données pour y entrer. La Parole contient toute cette richesse. Parole, vie et lumière sont en Jésus-Christ. Inutile de courir tous azimuts pour saisir ces choses, il suffit de suivre le chemin indiqué pour qu’elles soient données. Celui qui refuse ce chemin ne considère pas le fruit mais bien sa place et sa propre gloire ou seulement sa tranquillité…

Demeurer en lui, c’est s’attacher à lui un peu comme un homme amoureux est à l’affut de croiser le regard de sa bien-aimée. C’est vers lui et non vers les activités qu’il faut se tourner. On est tellement tenté de nous éloigner de sa présence. Avoir soif de lui dépasse largement la satisfaction au niveau de sa conscience et de son devoir en faisant son culte personnel (et faire ce qu’on veut le reste du temps). Cette recherche doit habiter le fond de nos cœurs en permanence et la Parole devient notre nourriture. C’est ainsi que nous gardons la Parole, que nous demeurons en lui et qu’il demeure en nous. C’est là sa promesse, c’est pourquoi nous le cherchons sans nous lasser. Si la Parole habite nos cœurs, les prédications sont plus faciles à préparer, la vie intérieure sera riche.

Enfin, garder la Parole, c’est poursuivre l’amour mentionné à chaque verset de ce magnifique passage. Le commandement suprême qui les résume tous. Le fruit est donné en vue de l’amour et dans l’exercice de cet amour.

Nous avons une notion très individualiste du fruit : porter du fruit tout seul, de façon à ce que tous attestent que c’est le nôtre et non celui des autres. Etre noyé, confondu dans le corps nous fait peur. Alors, on se protège, on pose des limites partout. Il en est qui affirment vouloir exercer l’hospitalité, mais ils imposent tellement de limites que personne n’osera jamais franchir le seuil de leur porte. Donner sa vie, c’est accepter d’être débordé, envahi. Aucune raison n’est valable pour faire obstacle à l’amour.

« Reviens à ton premier amour et laisse ton autoprotection. Ton premier devoir n’est pas de faire, mais d’aimer. » Voila le principe divin, l’exemple que le Seigneur nous a laissé. Aimer, c’est se perdre, travailler aux fruits de l’autre, recevoir aussi de lui car le corps de l’Eglise est constitué ainsi. Peu de collaborateurs arrivent à travailler ensemble, car ils n’acceptent pas cette réalité. Il n’y a pas de prérogatives, rien ne nous appartient. Pour porter du fruit, il s’agit de garder la Parole et garder la Parole signifie s’aimer les uns et les autres en se détournant de ses intérêts propres.

Notre responsabilité, c’est d’œuvrer dans l’amour, ce n’est pas qu’une idée, mais bien la seule manière de demeurer en Lui. Notre purification des péchés doit aboutir à l’amour et la communion fraternelle. On se sépare du péché pour être disponible afin d’aimer. La méchanceté religieuse rend l’amour suspect, les amitiés exagérées. Le monde aussi peut trouver étrange une telle communion, mais c’est pourtant bien la seule voie que le Seigneur nous indique, celle que nous nous efforcerons de suivre jusqu’au bout et par sa grâce.

«  Si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. »   2 Pierre 1v7

Daniel & Jérémie

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