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Un trésor dans un vase de terre

Publié le mercredi 08 mai 2013

Soumis à la loi du péché, l’homme naturel cherche instinctivement sa propre gloire et manifeste là son idolâtrie, (le propre de l’idolâtrie étant de récupérer la gloire qui vient de Dieu seul). Ainsi, la religion humaniste est celle que l’homme choisit pratiquement toujours. Elle consiste à penser que Dieu est d’autant plus glorifié que l’homme l’est lui-même. Les juifs ont confondu la gloire de Dieu et la gloire d’Israël ; or Israël a été choisi pour être instrument de sa gloire et non être une nation glorieuse. Nous sommes aussi prédestinés à être instruments dans ce même but. Accepter cette réalité implique une radicale conversion de la pensée, sans quoi nous ne pouvons comprendre le plan de Dieu et encore moins y entrer. La réalité du vase de terre dont il est question dans Corinthiens nous éclaire sur cette impossible confusion : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette puissance supérieure soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. » (2 Corinthiens 4 : 7)

Le vase de terre tel que le décrit Paul est là pour nous rappeler ce que l’homme voudrait bien cacher. Cette réalité est souvent un obstacle pour la foi car elle semble manifester l’inverse de la foi. Le croyant vit une sorte de schizophrénie entre la foi dans l’amour de Dieu et la réalité souvent décevante de sa vie terrestre. La réaction religieuse est donc de nier ce qui scandalise, on cache sa misère avec souvent beaucoup de péchés, sous prétexte que ce serait une grande impudeur que de la reconnaître. Il est vrai que les humiliations restent toujours un scandale, même pour nous qui connaissons 2 Corinthiens ; c’est au point où l’on se demande si l’acceptation de la mort quant à nous-mêmes produit bien la vie comme Paul le dit… « nous portons toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste dans notre corps ».

Le doute s’installe lorsque le vase de terre voit ce qu’il voit, sent ce qu’il sent, même s’il voudrait bien ne plus avoir à sentir… où est la vie du Seigneur ? On peut se morfondre dans ce constat, se jeter encore de l’encre soi-même, histoire de bien « noircir le tableau », ou bien alors sublimer l’action de la mort dans notre corps en lui donnant une brillance qui n’est qu’un mensonge. Nous nous imaginons qu’en refusant notre existence terrestre nous sommes plus près du paradis et qu’en aspirant à la mort, nous y trouvons la vie. La religion nourrit cette pensée par des pratiques mettant en contact avec les morts. Or le croyant ne trouve la vie que dans l’aspiration à la vie ! Et cette vie est en Jésus Christ !

Que ce soit en cachant sa faiblesse ou en la sublimant, nous manifestons par là notre refus du vase de terre et c’est bien là l’obstacle à l’œuvre que Dieu veut faire. Ce qui est obstacle à la manifestation de la vie n’est pas le vase de terre mais bien le refus d’en être un.

Dieu agit de manière à ce qu’on ne puisse attribuer à l’homme ce qui n’appartient qu’à lui. « Je ne donnerai pas ma gloire à un autre ». Dieu est jaloux de sa gloire, il ne la donne à personne d’autre, à aucune idole, aucune religion. Le vase de terre ne peut se confondre avec le trésor qu’il contient. L’homme d’aujourd’hui est si arrogant qu’il ne supporte pas de n’être qu’au service de la gloire de Dieu. Nebucadnetsar l’a appris à ses dépens lorsqu’au sommet de sa propre gloire, il s’est mis à ramper comme un serpent et manger comme un bœuf.

La faiblesse de la chair mortelle est une blessure révoltante et une grande contrariété pour l’homme avide de gloire. Celui-ci risquera fort de finir ses jours dans un grand désaveu, en jetant aux yeux de tous les turpitudes de son âme perverse. Amertume, colère, désespoir, voilà ce qui guette celui qui a confondu la gloire de Dieu et la gloire des hommes. Faute d’avoir voulu rendre gloire à Dieu, il finira même par renverser sa propre maison.

Que ce soit dans les affaires, dans l’éducation des enfants, voire dans le service pour Dieu, nos motivations sont souvent celles-ci : recevoir l’approbation et la louange des hommes, et ne pas supporter qu’on nous considère autrement que ce que l’on voudrait être considéré ; il n’est pas besoin d’être chrétien pour cela ! Nos comparaisons, notre peur du regard des autres et leur appréciation hantent sans cesse nos vies : « ils font leurs œuvres devant les hommes », c’est la religion des hypocrites. Dieu est auprès de l’homme humilié. Ses pensées sont à bien à l’opposé des nôtres. Nous pensons que si notre service est considéré, alors Dieu sera glorifié et la crainte d’être honteux ou d’être ignoré nous éloigne de la foi. Paul disait qu’il n’aurait honte de rien car sa vie était devant Dieu et non devant le regard des hommes, c’est le Seigneur qui le justifiait. Il ne se justifiait pas par ses résultats.

Il existera toujours dans l’homme une part de son être qui va l’humilier pour que la justice obtenue soit grâce et non le résultat d’une sainteté acquise par ses efforts. Lorsque l’homme est scandalisé par ses faiblesses et péchés, il tombe et ne veut plus encore et à nouveau revenir à la grâce, il se juge lui-même. Mais aussi longtemps qu’il peut dire aujourd’hui, il peut alors saisir ceci :« Il m’a fait grâce de toutes mes offenses ». Même si je viens de l’offenser à l’instant, Dieu me reprend et me parle maintenant pour me dire que son fils a expié le péché de cet instant à la croix et que je peux saisir encore son pardon. Il a vraiment expié le péché ! Il m’appelle à saisir la grâce et recevoir sa justice ! Quel est donc l’obstacle, sinon le refus de reconnaître que je suis un nécessiteux de la grâce ? Pensions-nous pouvoir être si saints que nous pourrions nous en passer ?

Il serait bon de revenir parfois à Luther et Calvin qui ont redécouvert la grâce et qui nous parlent encore cinq siècles plus tard. Ils étaient témoins imparfaits certainement, mais ils exaltaient la grâce de Dieu en reconnaissant leurs misères. Calvin n’a jamais réussi à vaincre totalement ses colères… mais il avait foi dans la grâce. Pour celui qui peut dire : « Jésus est ma justice », il ne sera plus question de péché lorsque le sauveur reviendra ! Celui-là est plus grand dans la justice que celui qui s’est efforcé d’accomplir toute sa vie des œuvres de justice. Nous sommes sauvés par la foi sans les œuvres de la loi. Ce n’est donc pas le vase de terre qui me séparera de l’amour de Dieu, pourvu que je puisse dire à tout instant : « Ma justice est dans le Seigneur ».

Paul n’était plus révolté de cette réalité, il n’était pas culpabilisé, car ce qui comptait, c’est ce que Dieu faisait par lui et c’est Dieu qui en décidait. Nous ne ferons de bien qu’uniquement ce qu’il fera par nous. Qu’il soit catholique, protestant évangélique ou « timothéiste », l’homme n’accepte pas cette humiliation. Nous pouvons nous tortiller comme des vers, si Dieu ne choisit pas de se glorifier par nous, c’est peine perdue, nos plus belles œuvres ne suffiront pas, mais il nous a choisis pour manifester sa gloire ! Le serviteur de Dieu conscient de ses faiblesses est donc amené à croire ; car il est une évidence qu’on oublie souvent : on croit ce qu’on ne voit pas ! Le vase de terre est donc là pour que la foi soit foi et que la grâce soit bien grâce.

Nous sommes donc de ces choses faibles et viles du monde que le Seigneur a choisies. Même celui qui a des capacités a des faiblesses en arrière-plan : l’artiste a très souvent des turpitudes honteuses qu’il cache tant bien que mal, l’intelligent a des raisonnements hostiles à la Parole remettant Dieu en question sans cesse, celui qui manifeste une force humaine est souvent en proie à la violence qui n’est que destruction etc… Il n’est donc qu’un recours, c’est la grâce donnée à l’homme coupable, et le choix de Dieu ! Que ce soit dans nos rêves les plus insensés ou les désespoirs les plus profonds, dans ces fluctuations incontrôlables de notre âme, nous devons recevoir ce choix : il nous a choisis pour être instruments de sa gloire et pas seulement dans l’éternité, mais dans notre chair mortelle !

Abandonnons notre combat pour vouloir nous sauver. Nous sommes chair et nous ne sauverons pas notre vie. Baissons les armes, abandonnons la lutte. Chacun doit savoir où il doit cesser de combattre pour se réconforter, ce qui fait la force vive de son existence, ce qui le prive de repos car il n’en a pas fait assez, ce qu’il cherche à compenser car il est complexé, ce qui lui fait craindre que sa vie ne soit perdue… Mais qu’est-ce qui fait que ma vie est perdue sinon ne pas reconnaître qu’elle l’est vraiment ?

Qui accusera les élus de Dieu, Jésus est leur justice ! C’est le message de la grâce envers le vase de terre qui n’en peut plus. Notre victoire est un miracle : une puissance de vie se manifeste au travers de notre chair mortelle. Il faut discerner comment Dieu veut se glorifier pour ne pas sombrer dans l’incrédulité alors qu’il veut nous remplir d’assurance en lui. L’œuvre de Dieu c’est la sienne, c’est un miracle qui se manifeste au travers de la faiblesse de l’instrument. Dieu restaure même notre corps, il agit dans notre âme, dans notre santé ; même notre chair mortelle va en être régénérée. Il a la puissance de nous guérir, de nous sauver de notre folie, de nos dépressions les plus profondes ! Même si l’enveloppe charnelle dans sa faiblesse « emprisonne » notre esprit, il sera libéré car ce que Dieu a fait, rien et nul ne peut l’anéantir, même la destruction de nos neurones. Peut-on croire cela ? La puissance de résurrection n’est pas dépendante de la qualité de mon cerveau et de mes neurones. Nous paraîtrons debout dans sa gloire, rien ne peut empêcher cela. Jésus est ressuscité d’entre les morts, voilà notre assurance ; il renouvelle sa vie dans notre chair mortelle dès à présent et il ressuscitera notre corps au dernier jour.

Que le Seigneur renouvelle en nous tous cette espérance.

Daniel et Jérémie

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